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 [Fiction] La meilleure des Vies

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Daena
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 23 Nov - 16:15

désolé pour le double post, j'ai pas le choix =/

Chapitre 7

Assise sur le sol et adossée contre le mur, Hayley fixait l’endroit où se trouvé la porte. Dans le noir, elle attendait son arrivée en songeant, elle ne savait depuis combien de temps elle attendait. Perdue dans ses pensées, elle s’était remémorée ses dernières semaines : la rencontre avec Jan et Christian, les étranges coïncidences, et puis ce coffre. Elle se doutait que Christian allait lui en parler, mais que refermait-il ? De simples dossiers médicaux ou la vérité ? Etait-ce un lien avec sa vie et ses rêves ? Les supérieurs avaient-ils un secret ? Beaucoup de questions qu’elle se posait depuis des semaines, depuis leur rencontre à vrai dire. Peut-être que ce sont les médecins qui ont raisons, peut être qu’elle devait vraiment tourner une page sur leurs relations et les oublier. Après tout elle n’avait que dix-neuve ans, elle ne connaissait pas grand-chose à la vie, ils ne connaissaient pas grand-chose. Elle se rendit compte que depuis toutes ces années, sa vie était plate et monotone, les même gestes quotidiennement, jusqu’au jour où elle les a rencontré. Elle les avait surement déjà croisé, mais aveuglement. A ce moment là, son avis changea, c’était eux qui avaient raisons, ces deux garçons très mystérieux et solitaires. Le sol froid lui avait engourdit les cuisses, mais elle s’en fichait, et attendait.

La pièce sombre apparut, elle n’était pas entièrement noire car la petite fille pouvait apercevoir les silhouettes qui rodaient autour d’elle. Elle remarqua qu’elle était allongée et attachée par des sangles. Un épais tuyau était placé dans sa gorge, elle ne pouvait pas hurler et encore moins parler. Une femme en blouse blanche s’approcha d’elle, la fillette n’apercevais que ses yeux, bleus, entourés d’un vert grisâtre, a travers son masque, la petite rousse pouvait deviner un sourire, mais loin d’être rassurant. Le médecin lui caressa les cheveux et lui dit d’un ton rassurant : « Ne t’en fait pas, nous ne te ferons aucun mal » mais la petite ne la croyait pas, sa voie était fausse. Puis sans réellement comprendre, sa main droite lui fit atrocement mal, une fine aiguille transperça sa peau et s’infiltra dans une veine, les larmes dévalaient ses joues mais aucun des adultes ne se souciaient d’elle. Un long bip sonore se fit entendre dans la pièce, les nombreuses personnes présentes se ruèrent dans le côté de la pièce, la petite fille tenta de tourner la tête pour apercevoir quelques choses, mais elle ne vit rien, ils étaient concentrés sur cette chose qui avait émit le bruit. La femme médecin remarqua l’attention que la fillette portait sur le son, et elle se rua sur elle pour la remettre en place « Non ma chérie, tu ne dois pas voir ça » Puis la fillette ne vit plus rien, la médecin lui avait bandé les yeux.
« C’est bon il est sauvé, il nous a fait une petite hémorragie interne, mais il ne risque plus rien maintenant… dit une voix masculine
- Vous croyez que c’est à cause de l’opération ? demanda une voix fluette
- Surement… surveillons-le pendant quelques semaines, s’il survit ce sera bon signe, ensuite peut-être sera-t-il différent des autres …
- L’opération l’a beaucoup affaiblie, je doute qu’il survive, surtout à son âge …
- Le temps nous le dira, occupez-vous de l’autre maintenant. Dit-il d’un ton ferme
- Vous en êtes sur ?! Elle est plus jeune, plus petite et frêle, ce ne sont que des enfants…. Supplia-t-elle
- Elizabeth, vous vous êtes engagée, assumez maintenant ! Ce ne sont que des expériences !
- Ce sont des êtres humains avant tout ! et des enfants !
- Pour notre pays, nous devons faire ça, endormez la petite ! »


La poignée de la porte claqua deux fois, comme prévu. Hayley surprise, ouvrit les yeux. Son cœur battait la chamade, par peur, mais de quoi ? Elle resta perplexe, toujours cette même petite fille, les doutes augmentèrent, et si c’était elle ? N’ayant que des souvenirs à partir de ses 10 ans, ce n’était pas évident pour répondre, cette opération en était peut-être la cause… Mais une opération laisse forcement des marques, des cicatrices et elle n’en avait vu aucune sur son corps… La poignée claqua une nouvelle fois, elle cligna des yeux et se releva. Elle boita légèrement jusqu'à la porte, elle la fit lentement glisser et récupéra le morceau de carton, elle sortit de la chambre. Dans le couloir, elle reconnu la grande silhouette de Christian et celle plus petite et svelte de Jan.
« Ça va ? Tu es longue …. Dit Christian
- Je me suis endormie, chuchota-t-elle
- Dépêchons-nous, un moindre geste brusque, et les lampes s’allument… ajouta Jan
- Pas toutes en même temps, continua Christian, il n’y a que quelques secondes d’écart entre elles, mais c’est suffisant pour nous….
- Pour ? Questionna Hayley
- Courir jusqu'à l’escalier ! C’est la première lampe du couloir, puis c’elle d’après et ainsi de suite, si nous courons, les lampes ne nous éclairerons pas, et nous ne nous ferons pas pendre….
- Enfin si les caméras ne filment pas dans le noir, et s’il n’y a personne devant les postes, remarqua Christian
- Les postes ? demanda Hayley
- On t’expliquera, mais dans l’escalier ! »

Sans vraiment comprendre, Christian attrapa la main de la jeune fille et se mit à courir sur les pas de Jan. Comme prévu, les lampes se mirent à s’allumer, les unes après les autres, avec juste quelques secondes d’écarts, Hayley tourna la tête. Les couloirs étaient très symétriques, les lampes étaient aussi longues que quatre carreaux de carrelages blancs, il y avait également deux carreaux blancs qui séparaient chaque lampes les unes des autres. A peine, avaient-t-ils dépassés le cinquième carreau que la lampe précédente s’allumait, en gardant la même allure, ils restaient toujours dans la pénombre, et ainsi, ils n’étaient pas découverts. En effet, lors de la construction, les supérieurs on installé des caméras infra rouge dans les salles importantes du bâtiment comme les bureaux. Les couloirs ? Ils n’en voyaient pas l’intérêt, comment pouvaient-ils deviner que sur les milliers d’étudiants, seuls trois aimaient rôder et fouiller la nuit ?

La porte de l’escalier se rapprocha petit à petit, les quelques mètres semblaient interminables, Jan poussa la lourde porte et tira ses deux amis. Chacun s’assit sur les marches de l’escalier, reprenant leur souffle.

« Vous allez finir par m’expliquer ?! S’exclama Hayley
- Ce matin dans le bureau, j’ai repéré des nombres pour le coffre fort, à tout hasard c’est peut être le code, c’est pour ça que nous sommes ici ce soir, on va retourner dans le bureau, ouvrir le coffre et prendre quelques dossiers pour voir si ce sont juste des dossiers médicaux… avec un peu de chance on ne se fera pas prendre …
- Vous êtes sûr de votre coup ?
- Pas vraiment …mais on verra bien …
- Vous me faites peur là les garçons …. Et les postes ?
- Ah oui les postes, hé bien les caméras ne sont pas là pour faire jolies, elles nous filment, et transmettent les images sur des postes qui sont observés assez souvent, parfois même la nuit… expliqua Jan
- Comment vous savez tout ça ?
- Grâce à David, l’un des gars qui nettoient le bâtiment la nuit, c’est lui qui va nous ouvrir le bureau, il a des doutes également sur tout ça, il n’en sait pas plus que nous, mais il veut bien nous aider !
- D’ailleurs il va finir par nous attendre … » continua Christian, il se leva, aida Hayley à se relever, et ils commencèrent à monter les escaliers.
Qui était ce David ? Hayley n’en avait pas la moindre la moindre idée, mais si d’après ses amis il était digne de confiance, autant se jeter à l’eau, nan ? Peut être pas …

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Dernière édition par Daena le Lun 24 Nov - 20:37, édité 1 fois (Raison : beaucoup de fautes u_u)
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 23 Nov - 17:16

où se trouvé ??? Où se trouvait tu voulais dire? mouah ah ah je sui pale seuhle a aitre null en frenssais!

Est solitaires???? Et solitaire?

Le sol froid avait finit, ooooooooh

Toi aussi Daena, rejoint la confrérie anti-Molière XDDD
Toujours plaisant à lire tout ça Smile Moi j'aime bien
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 23 Nov - 19:42

Je suis légèrement en retard de 2 ou 3 chapitres n_n'
Exuse moi je reprendrais du temps pour me rattraper.
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Lun 24 Nov - 20:34

Je suis désoléee pour toutes les fautes, mais en faite je crois que cette version c'est celle pas corrigé u_u (gros boulet ^^) je le reli et corrige tout ça ^^

Sur mon blog beaucoup m'ont donné leur opinion pour la suite de l'histoire, ça m'a fait beaucoup rire, et vous, vous imaginez quoi ?

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Lun 24 Nov - 22:13

Quand je met mon imagination en routre c'est que lorsque j'ai la fin! Wink
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 13 Déc - 20:06

Bonne lecture

Chapitre 8

Au douzième étage, un homme en bleu de travail était adossé à la porte de l’escalier, attendant patiemment. Les deux garçons le saluèrent et franchirent le pas de la porte. Hayley croisa son regard, elle sourit légèrement et se dépêcha de monter les quelques marches restantes, il lui barra la route de son bras, et avec un large sourire, il lui dit :
« Tu dois être Hayley ?, elle acquiesça, les mecs m’ont tellement parlé de toi, et aussi de tes exploits, il rigola et enleva son bras, on va essayer de ne pas se faire coincer les gens » et il rigola de plus belle. Ce jeune homme l’intrigua, il était bien trop chaleureux pour travailler dans la cité, tout sonnait comme faux chez lui, son regard, son sourire, sa voix. Un peu comme le médecin de son rêve, elle se voulait rassurante mais pas pour la bonne cause. Et puis s’il travaillait ici, même pour nettoyer les couloirs, il ne devrait pas les aider, il se ferait renvoyer non ? Hayley franchit le pas de la porte et se retrouva dans le couloir qui entourait l’étage, à l’autre extrémité du couloir, elle vit un autre homme en bleu de travail, avec un balais à la main, elle lui sourit timidement, il répondit en hochant la tête. Lorsqu’elle rejoignit ses amis, le visage du jeune homme changea, il avait l’air inquiet, savaient-ils dans quel pétrin ils s’étaient mis ? Il se douta qu’évidement non. Il travaillait ici depuis un petit moment, lorsqu’il fut embauché, il dût signer un papier de confidentialité, sur le moment il fut surpris, puis au file des années, il comprit. Il avait vu, entendu, et compris des choses qu’il aurait préféré jusque là ignorer. Il avait de la peine pour tous ces enfants, mais pour ses propres enfants, il avait besoin de ce travail, alors tant pis pour eux et tant pis pour sa conscience, il n’en était pas fier, mais c’était le prix à payer pour cette mauvaise période.
« Tu as l’air pensive ? Hayley s’arrêta de marcher, surprise de le voir aussi proche d’elle physiquement. Elle hocha la tête sans vraiment comprendre. Ce qu’elle ne comprenait pas c’était surtout sa façon d’être. Comment les garçons s’étaient-ils liés d’amitié avec lui ? Pourquoi avaient-ils tant confiance en lui ? Pourquoi lui et pas un autre ? Puis Elle se disait qu’elle devrait être moins méfiante envers les personnes qu’elle rencontrait, ce n’était pas parce qu’il travaillait pour la Cité que forcement il avait des secret et lui voulait du mal. Peut être que c’était elle le problème, après tout il risquait sa place comme elle l’avait déjà remarqué.
Elle se rendit compte qu’ils étaient dans le hall central de l’étage des psychologues, les trois garçons étaient devant, ils rigolaient de bon cœur, sans se cacher, elle leva les yeux, et remarqua une boule noire, une caméra. Elle s’arrêta et la fixa, ils étaient tous les quatre à découvert, dans leur combinaison blanche et en pleine lumière, si quelqu'un passait devant ces fameux postes, ils seraient foutus. Jan remarqua le retard d’Hayley, il laissa ses amis et la rejoignit.
« Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
- Rien, t’en fais pas j’arrive.
- Non, je vois bien que quelque chose te préoccupe, dis moi.
- J’ai un pressentiment, ça va mal se terminer tout ça, rentrons dans nos chambres.
- Mais non enfin, que veux-tu qu’il nous arrive ? David est avec nous, il nous a assuré qu’a cette heure, personne n’est devant les postes, tu le vois bien.
- Je ne suis pas rassuré quand même, et puis ce David, il sort d’où ? On ne connaît pas vraiment ses intentions…
- Arrête de t’inquiéter, il ne nous arrivera rien, on va juste rentrer, prendre un dossier et repartir, et personne ne se rendra compte de rien…
- Je ne suis pas aussi sûre que toi Jan »

Il glissa sa main dans le bas de son dos, il la fit se rapprocher de lui et l’enlaça tendrement, la tête du jeune homme posée sur celle d’Hayley, et elle contre son cœur. Ce petit bout de femme lui faisait un drôle d’effet, un fort caractère dans un corps frêle et doux. Mais derrière ce caractère, il savait qu’elle cachait une souffrance qui était due à son environnement, un manque de confiance en elle, un manque de beaucoup de choses. Et pour ses yeux emplis d’espoirs et de doutes, il traverserait la terre. Mais dans cette tour d’acier, il ne pouvait que transgresser les règles, et sans s’en rendre compte, il risquait sa vie aussi. Et puis pour être franc avec lui-même, il n’était pas bien rassuré non plus, alors quand David a fait son apparition, c’était un peu comme une lueur d’espoir, une porte qui s’ouvrait pour la vérité que cherchaient ses amis. Il la serra plus fort encore, il avait un mauvais pressentiment aussi, alors au cas cela se finirait mal, il préférait garder de beau souvenir de sa petite rousse. Il lui donna un doux baiser sur son front, puis il colla le sien, il lui murmura que tout irai bien, peut être mieux par la suite, et que quoi qu’il arrive, ils se retrouveraient un jour. Il se décala lentement, entremêla ses doigts aux siens, et la força à rejoindre les autres qui étaient déjà devant la porte de leur cher psychologue.
David sorti un trousseau de clé, il en choisi une, la fit pénétrer dans la porte et la tourna dans la serrure. Le temps semblait ralentir autour d’eux, chacun imaginait la suite de l’histoire. Hayley s’attendait à voir le psychologue toujours présent dans son bureau, ou une alarme se déclencher à tout moment. Jan voyait de simples dossiers médicaux dans le coffre, une part de lui doutait des suppositions de ses camardes. Il n’était pas concerné directement à vrai dire, il voyait le psychologue une fois par semaine et encore, ses rêves étaient d’une normalité et d’une banalité à faire peur, alors sa vie ne lui déplaisait pas tant que ça. Parfois il se demandait pourquoi il suivait ses amis, et justement sa réponse était là, ils étaient ses amis. Quant à Christian, il se voyait déjà avec la vérité entre les mains.
Le déclic résonna dans la salle d’attente, David poussa la lourde porte, et ils entrèrent dans le sombre bureau. Il paraissait beaucoup plus effrayant de ce point de vue. Ils prirent soin de ne déclencher aucune lumière, et se dirigèrent vers le petit cabinet, Hayley toujours au bras de Jan. Christian découvrit en premier la supercherie, le coffre n’y était plus. A la place se trouver une immense étagère sur laquelle étaient posés des dizaines de livres sur la psychologie. De colère il claqua violement la porte, tous furent surpris, même David, qui jusque là avait un air de fierté et d’assurance que Hayley ne supportait pas.
« J’ai pas rêvé ! Il était là le coffre, ce matin même ! Jan je te jure qu’il était là ! » Jan hochait la tête, il était le seul à ne pas l’avoir vu, des doutes amplifièrent. Hayley essaya de défendre Christian, mais rien n’y faisait, Jan n’y croyait plus. Hayley tenait fermement son bras pour le dissuader de partir, elle savait que malgré cette altercation ils se reverraient demain, mais ce serait différent, bien différent, mais la vérité, elle ne l’imaginait qu’à moitié. Jan réussit à se défaire de l’emprise d’Hayley, et il leur dit qu’il en avait plus que marre de leur illusion, que rien ne pourrait changer, c’était leur vie. Il était désolé pour leur rêve, il n’avait pas d’explication à leur fournir, mais il fallait s’y faire, leur vie était tracée, de A à Z. Il donna un dernier baiser à Hayley, beaucoup moins doux que le précédant, et quitta la pièce. Ils avaient eu un pressentiment certes, mais ils n’imaginaient même pas l’ampleur de leur désaccord et surtout de leur désobéissance.
Un étage au dessus, la salle des postes n’était pas déserte, loin de là. Le maître tout puissant n’avait raté aucune minute de leur escapade, il était tout à fait d’accord avec Jan, il contrôlait leur vie, du début jusqu'à la fin, et dans les moindres détails. Leur désobéissance et leur manque de confiance en lui avaient un prix, et ils risqueraient fort de le regretter, tous les trois. Monsieur M avait toujours raison et maitrisait tout. Il prit le premier dossier sur la pile à côté de lui et l’ouvrit : Jan Christopher Werner, né le 1e mars 2022 à Hambourg, Isolé.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 14 Déc - 12:42

Encore,encore,encore Very Happy
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Daena
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Jeu 1 Jan - 17:15

Chapitre 9

Enroulée dans sa couette couleur neige, on ne pouvait apercevoir que quelques mèches de cheveux de la jeune rousse, elle se tortillait et essayait d’ignorer l’horrible bruit qui l’empêchait de fermer l’œil, elle grogna légèrement et dit :

« Pitié encore un peu de temps, j’veux dormir »

Le message s’était fait entendre une dizaine de fois, il était maintenant huit heures quarante, elle n’avait toujours pas eu le courage de se lever. Plusieurs étages au dessus, l’homme qui était engagé pour émettre les messages, dut allumer la lumière de sa chambre. Rien n’y faisait, Hayley n’était pas d’humeur, et elle se cacha dans sa couette. Devant son poste, l’homme fut amusé de la situation, mais son job était de réveiller les étudiants, et il s’en donnait à cœur joie. Il attendit quelques minutes de plus, puis il déclencha l’alarme, il savait qu’elle allait craquer, ils craquaient tous avec ce bruit fin, long et insupportable. Elle se mit à hurler de rage et poussa sa couette hors de son lit, position tailleur, elle essaya d’étouffer le bruit qui continuait avec ses mains.

« Stop ! Stop ! Mais arrêtez bon sang ! Je suis réveillé maintenant ! »

L’alarme s’arrêta, Hayley rouge de colère, se leva difficilement, titubant à chaque pas, les oreilles bourdonnantes et son corps faible par le manque de sommeil. Elle claqua violement la porte de la salle de bain, se déshabilla et fit couler l’eau chaude sur sa peau fatiguée. Son front collait sur le mur de carrelage, elle restait là, immobile, l’esprit ailleurs, l’esprit remonté quelques heures auparavant. L’eau s’arrêta, les dix huit minutes étaient passées, Hayley ne réagit pas tout de suite, l’air froid venait se glisser sur la peau humide de la jeune fille, sa peau commença à devenir grenue, un violent frisson lui traversa le corps. Elle rouvrit les yeux, le froid s’empara d’elle et elle sortit de sa douche. En sortant nue, elle s’approcha du mur blanc en serrant les bras contre son corps comme pour retenir un maximum de chaleur, ses cheveux mi long collaient contre son dos. Le tiroir s’ouvrit, elle s’empara des serviettes et se couvrit le corps. Elle gigota dans tous les sens, elle se dit que si quelqu'un la surprenait, il l’a prendrait pour une folle, mais elle s’en fichait, elle avait juste froid et pas assez dormi.

Elle sortit de la salle bain, vingt minutes après, habillée. La boule noire lui annonça qu’il était neuf heures, que les cours étaient sur le point de commencer, Hayley lui répondit qu’elle devrait la fermer, et sortit de sa chambre en claquant la porte. Les couloirs étaient déserts, cela lui semblait étrange de ne plus être bousculé et poussé vers les ascenseurs, mais le calme désertique l’apaisait, elle était de bonne humeur malgré ce réveil catastrophique. Son badge se mit à clignoter, elle le regarda quelques instants, puis l’enfouie dans sa poche de pantalon, son psychologue attendra, à ce moment là elle avait faim. La cage de fer monta jusqu’au neuvième étage. Le réfectoire était plus que désert, seul quelques personnes nettoyaient la salle, l’une des cuisinières accepta de servir Hayley. Les tables étant vides, la jeune rousse avait plus que le choix, elle s’installa à côté du radiateur. Elle était sur le point d’entamer son verre de jus de carotte, quand elle vit au loin un blond, elle se leva et l’appela.

« Jan ! Jan ! » Il se retourna, Hayley le reconnu, c’était l’homme qui la veille nettoyait l’étage des Psychologues, elle s’excusa et se rassit. Le grand blond décida qu’il était peut être temps qu’elle sache la vérité, il s’approcha d’elle et l’interpella :

« Hayley ? Elle releva les yeux et acquiesça, il s’assit en face d’elle. Tu te rappelle de moi ? Hier soir…
- euh … ouais, on s’est croisé au douzième étage. Dit-elle sceptiquement
- Oui, tu étais avec David …, elle acquiesça de nouveau, justement à propos de lui, je te conseil de ne plus trop le fréquenter…
- Oh, et pourquoi cela ?
- Il n’est pas comme tu le penses, il est très proche des supérieur, trop proche même.
- Il nous a aidé et nous a promis qu’il ne dirai rien…
- Ça c’est sur, les caméras étaient branchés, ils ont tout vu…
- Jan m’a dit que personnes n’était devant les postes durant la nuit.
- C’est vrai, mais là David était dans le coup, il vous a donné un rendez-vous sous l’ordre des supérieurs, ils étaient devant les postes, le coffre n’y était plus, ils l’ont changé de place et l’ont mis dans le bureau de Monsieur M.
- Comment tu sais tout ça ?
- Je devais le faire à sa place, mais j’ai refusé, ils vous ont tendu un piège ! »

Hayley recula son assiette, elle le savait qu’il n’était pas digne de confiance, pourquoi avait elle fermé les yeux ? Jan lui avait assuré le contraire, et ils s’étaient fait avoir, encore une fois.

« Pourquoi n’ont-ils rien fait alors ?
- A quoi cela servirait-il ? Les dossiers étaient introuvables, vous aviez tout à perdre, pas eux. Tout était contrôlé de A à Z.
- Où sont les garçons ? Ils sont au courant ?
- J’ai aperçu Christian ce matin, il doit être en cours, Jan je ne sais pas.
- Et toi ? Pourquoi tu me dis tout ça ? Qu’est-ce qui me dit que tu ne nous balanceras pas ? Que tu n’es pas dans le coup toi aussi ? Hein ! Dis-moi !
- J’ai vu et entendu des choses que je préférerai ignorer, j’ai une petite fille aussi, de huit ans, je ne veux pas qu’elle subisse ça aussi dans quelques années, je veux qu’ils arrêtent tout ça et que tout redevienne comme avant. Je ne dirai rien, je t’aiderai même si tu en as besoin. Mon nom est Juri »

Il se leva, attrapa un balais et quitta le réfectoire. Ses mots se chevauchaient dans sa tête, qu’ils arrêtent quoi ? Pourquoi a-t-il parlé d’avant ? Pourquoi doit-il avoir peur pour sa fille ? Elle leva la main et ouvrit la bouche, mais elle remarqua qu’il n’était plus là. Juri… Elle aura effectivement bien besoin de lui. Elle attrapa son plateau, lança un regard vers la pendule qui montrait neuf heures dix-huit, les cours avaient commencé, les interrompre serai grossier, elle n’était pas décidé non plus à faire face au psychologue, la bibliothèque était son dernier recours.

L’ultime sonnerie de la matinée retentir à travers les étages, Hayley déjà dans l’ascenseur, montait vers l’étage du dessus. En sortant, elle espérait rencontrer Christian, mais dans la cohue, elle ne reconnue personne d’important à ses yeux, seul Franky s’agitait devant elle, à la recherche d’un moindre signe d’attention. Hayley dut se résigner, et arrêta d’ignorer sa présence :
« Hey Franky ! Comment vas-tu ?
- bien, très bien même, j’ai cru que tu m’ignorais pendant un instant…
- Qui ça ? moi ? oh non non pas du tout ! dit elle en ajoutant un sourire plus que forcé, dis moi tu n’aurais pas vu Christian ou Jan par hasard ?
- Qui ? je ne les connais pas …
- Mais si, les deux garçons avec qui je suis souvent, un brun et l’autre blond…
- Ecoute Hayley, Monsieur M. m’a demandé d’essayer de t’éloigner d’eux, s’il te plait oublie les, oublie le et reviens avec moi, on sera heureux ensemble et on sera libre d’ici quelques années, ça va pass…
- Oui, mais nous n’y sommes pas encore ! Je dois parler aux garçons au plus vite, dis moi si tu les as vu !
- J’ai vue passé le grand brun, l’autre je ne vois pas qui c’est, désolé… » ajouta-t-il avant de partir d’un air déçu.

Avec une habituelle mine grincheuse, elle bouscula ses camarades et entra dans la cafétéria. Elle était bien décidé à les retrouver et même contre l’avis de ses supérieurs. Mais dans une inconscience ultime, les trois jeunes gens venaient de sceller leur destin à jamais, ce n’étaient que de simples fournis, remplaçable et surtout manipulable.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Jeu 1 Jan - 19:18

Bien bien ça me rappelle l'univers psychédélique du manga Gantz, toujours aussi agréable à lire en tout cas!
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Jeu 26 Fév - 15:28

Chapitre 10

Elle faisait de nombreux cercles dans son potage de légume d'une couleur marron, assise au milieu de centaines de personnes, elle se sentait plus seule que jamais malgré la présence de Frank. A chaque fois que la queue de la cafétéria faisait le moindre mouvement, Hayley dévisageait chaque personne, à la recherche d'un de ses amis, mais aucune trace. En face d'elle, Frank souriait presque bêtement, il lui dit plusieurs fois de manger au moins quelques cuillères, elle refusa. Son sourire persista, mais au plus profond, il n'était pas sincère, il ne l'était plus. Il avait parfaitement compris qu'il la dérangeait, pourtant il l'aimait bien, malgré son mauvais caractère. C'était ça justement qui l'attirait, son côté rebelle et je-m'en-foutisme, elle était bien différent de toutes les autres, qui étaient trop niaises à son gout. Et puis Monsieur M. lui avait demandé une faveur, ou plutôt un ordre, se faire aimer de son amie. Mais comment faire, lorsque celle-ci était aveuglée par un autre ? La concurrence était rude même sous un régime strict, les supérieurs ne pouvaient empêcher ou créer la naissance de sentiments. Alors Frank attendait, il se dit qu'elle finirait par comprendre que Christian n'était pas son avenir, lui l'était.

« Frank, arrête de sourire bêtement, j't'assure, cela en devient ridicule. » Finit-elle par dire en ricanant. Son sourire changea, il était plus franc maintenant, il était fier aussi, fier de l'avoir fait sourire.

« J'arrête, mais tu avales quelque chose ! » ordonna-t-il, elle acquiesça difficilement, arracha un bout de pain et l'avala. Elle lui lança un regard insistant et haussa les sourcils.

« Têtue » lui répondit-il.

Au même moment, Christian passa à côté d'elle, accompagné d'une grande blonde, et d'un petit brun. Ses premiers reflexes furent de lâcher sa cuillère et d'ouvrir la bouche pour l'appeler. Il lui lançât un clin d'œil et croisa ses doigts, elle comprit et reprit son calme. Elle le lâcha des yeux, mais pas Frank. Son regard devint haineux et noir de colère, son poing se resserra légèrement. Une main hésitante mais rassurante se posa sur la sienne, il croisa son regard, un léger sourire s'afficha sur le visage d'Hayley. Elle lui lança un « on y va ? » et ils partirent.

Ils descendirent jusqu'au onzième étage, l'étage sportif, et se séparèrent au niveau des vestiaires. Hayley entra, et se retrouva au milieu de jeunes filles de son âge, souriantes, niaises et gloussant bêtement. Deux d'entre elles dévisagèrent la jeune rousse, Hayley leur sourit tout aussi bêtement et fit un léger signe de la main. Elle leur força le passage, et s'approcha de son casier, l'ouvrit, prit ses affaires, et parti se cacher dans une cabine. Elle posa le lourd sac sur le banc de bois et s'accroupis sur le sol. Elle attendit un moment, puis vérifia que les dindes avaient bel et bien quittées la pièce, puis attrapa son sac, le remis dans son casier et fit le chemin inverse. Hayley évita de prendre l'ascenseur et courra vers les escaliers, descendit quatre à quatre les marches jusqu'au huitième étage. Son cœur battait la chamade et sa respiration s'accéléra, il devait l'attendre à l'endroit prévu, elle l'espérait. La pancarte de la bibliothèque apparut et elle sauta les quatre dernières marches, empoigna la porte et entra dans le couloir, essoufflée et rouge écarlate. Elle se calât contre le mur, et souffla quelques instants. Sa pâleur étant revenu, elle décida d'entrer dans la bibliothèque. La jeune rousse salua la vieille acariâtre de l'accueil, puis se rendit au rayon des livres anciens, là où personne n'y mettait les pieds.

Derrière les étagères, ils venaient régulièrement se retrouver tous les trois, parfois juste pour se voir, sans idées tordues à l'esprit. Elle se précipita sur Christian et se jeta dans ses bras comme si une éternité s'était écoulée depuis. Sa tête se plaça dans son cou et ses bras glissèrent le long de son bassin. Elle devint légère, sa préoccupation s'envola, elle ne pensait plus à rien, juste à lui. Elle ne se rendit même pas compte de l'absence de Jan. Leur étreinte s'arrêta quelque temps après, puis elle lui expliqua tout ce que Juri lui avait annoncé. Christian l'écouta attentivement, avant de lui dire qu'il était sceptique, et qu'il n'y croyait pas vraiment.

« Et pourquoi pas ? dit-elle surprise
- Si David nous a trahis, ce Juri aussi aurait pu le faire !
- C'est ce que je lui ai dit, il m'a répondu qu'il voulait protéger sa fille dans le futur.
- C'était peut être une raison pour nous trahir aussi !
- Chris ! mais moi je le crois !
- Et moi je crois David.
- Parlons en à Jan, je suis sur qu'il me croira ! »

Christian leva les yeux au ciel, puis il lui dit qu'il ne l'avait pas vu depuis hier soir.

« Tu es la quatrième personne qui me dit ça, mais où il est passé ?! » pesta-t-elle « On devrait peut être trouver Juri aussi, comme ça il te l'expliquera, et tu ne pourras que le croire » et elle sorti de la pièce, suivit de loin par Christian.

Dans les escaliers, Christian l'avait rattrapé, et lui avait pris la main, il ne savait pas où elle l'emmenait. Ils montèrent deux étages et entrèrent dans le réfectoire, toujours avec leurs doigts entrelacés. Hayley demanda poliment à l'une des cuisinières où ils pourraient trouvés Juri, elle lui répondit sèchement qu'il devait être de l'autre côté de l'étage, vers les cuisines.

Les deux amis contournèrent les tables et longèrent le long couloir blanc pour se retrouver à l'arrière du réfectoire, là ils rencontrèrent Juri.

« Qu'est-ce que vous faite là ? Vous devriez être à vos cours, s'ils remarquent quelque chose nous sommes foutus !
- Nous ne partirons pas tant que tes réponses ne seront pas plus clairs, que s'est-il passé hier soir ?
- Je te l'ai dit, ils ont changés de place les dossiers avec l'aide de David.
- Je ne te crois pas, pourquoi forcement David ? dit Christian
- Explique-moi depuis combien de temps tu le connais ? dans quelle circonstance ? Qui a proposé l'aide ? »

Christian, déconcerté, ne sut quoi répondre. Juri sourit presque avec fierté et ajouta un « je m'en doutais ». Il leur expliqua rapidement qu'il les retrouverai le soir même après tout les repas, au même endroit et cette fois ci avec des réponses concrètes et il insista sur le fait que leur ami Jan devait impérativement être présent avec eux. Hayley le remercia, et ils retournèrent à leurs cours de sport.

Les heures défilèrent, et le réfectoire se vida peu à peu. En toute discrétion, la rousse et le brun attendaient dans le couloir les menant peut être à la vérité. Hayley avait passé l'après midi à chercher Jan dans tout le cour de sport, aucune trace. Christian s'était occupé de l'étage hospitalier, toujours rien. Ils ont même tenté d'en parler à plusieurs étudiants de médecine, très peu se souvenait de son visage. Ils abandonnèrent et se dirent que ce n'était pas sa journée, qu'ils le verront le lendemain. Juri passa la tête dans le couloir, et leur fit signer d'entrée, il tenait entre ses mains un journal appelé German Talks, mais ce ne fut pas ce détail qui intrigua la jeune rousse, mais plutôt le visage de son nouvel ami. Elle n'arrivait pas à discerner son sentiment, c'était à mis chemin entre abattu et découragé. Lorsqu'il croisa les yeux de la jeune fille, il se força à sourire, mais elle n'était pas dupe.

« Que se passe-t-il ?
- C'est très dure à expliquer, j'ai réussi à dénicher ça, il date d'aujourd'hui, vous allez être surpris je pense »

La jeune rousse déplia le papier rugueux et lu en gros caractère « La Suisse : nouveau paysage de l'enfer », la phrase du dessous expliquai rapidement la situation « Hier, les japonais ont bombardés Berne, la dernière ville qui était encore debout »

« Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Nous sommes en guerre depuis des années, l'Europe contre l'Asie , finit-il par lacher, les deux jeunes s'échangèrent un regard d'incompréhension, Juri ajouta, je n'ai jamais compris pourquoi ils ne vous l'expliquaient pas, surement pour vous protéger ...
- Nous protéger de quoi ? de la vérité ? Nous n'avons jamais rien connu d'autre que cette citée ! Juri explique nous comment c'est dehors ...
- La guerre a commencé alors que je n'étais même pas né, c'était en 2008, lors des Jeux Olympique de Pékin, il y a eu un attentat contre la Chine, puis tout est allé très vite, les pays ont commencés à se déclarer la guerre entre eux, les bombardements et génocides ont suivit, cela dure depuis trente deux ans maintenant.
- Et nous dans tout ça ?
- Je ne sais pas, apparemment il y aurait d'autres citées pour étudiants, mais je ne connais pas leur but. »

Hayley donna le journal à Christian, elle n'en revenait pas, comment un événement aussi énorme pouvait-il être mis sous silence ? La citée leur cachait-elle autre chose ?
Elle annonça que Jan devait être au courant, elle attrapa le journal et commença à avancer vers la porte. Et la nouvelle tomba, Jan n'était plus, ils l'ont retrouvés sans vie, le lendemain matin de leur escapade.

« Je suis désolé »

Hayley devint tremblante et aussi blanche qu'un linge. Christian, lui ne bougea plus en espérant sortir de son mauvais rêve. Les yeux de la jeune fille s'embuèrent, elle hocha la tête, elle n'y croyait pas, ce n'était pas possible. Sans que les garçons aient eu le temps de réagir, elle s'enfuit et s'engouffra dans l'ascenseur, elle cliqua autant de fois que possible sur le numéro un pour retourner en enfer.

Christian la suivit, mais rata de peu l'ascenseur, avec Juri, ils descendirent quatre à quatre les escaliers. Lorsque Hayley sortit de la cage de fer, elle reconnu la douce ambiance qui entourée les morts, une immense pièce éclairée uniquement par des bougies, l'air était froid, mais agréable tout de même. Elle tremblait toujours, et les larmes dévalaient ses joues, elle observait chaque place qu'occupait les cadavres, en espérant ne jamais reconnaître le visage de Jan. Elle slalomait, errait entre les lits et évita de les regarder trop longtemps. Tous ces jeunes n'avaient pas vingt-trois ans, elle en était sur, ils étaient aussi blanc que les draps qui les recouvraient. Leurs visages étaient sereins, calmes, les traits fins, la mort les avait bien gardée. Puis le regard de la jeune fille s'attarda sur l'un d'entre eux, ses tremblements triplèrent, les larmes se déversèrent telle une fontaine, elle s'écroula sur le sol et chuchota de nombreux « pourquoi ». L'un de ses amis les plus chers était étendu devant ses yeux, avec le même air que tous les autres autour d'elle. Les garçons arrivèrent enfin, pour les derniers étages, ils avaient réussi à prendre un ascenseur. Christian découvrit Jan et Hayley, il ferma les yeux, secoua la tête et attrapa Hayley, et dans un silence brisée par les pleurs de la jeune fille, ils remontèrent dans l'ascenseur. Les portes se refermèrent sur la mine découragée de Christian et celle plus que désolée de Juri.

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desolée du retard =/

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 4 Mar - 1:22

Wa j'ai repris ou j'en étais, tout d'un coup!
Pauvre Jan Sad
Je trouve ton histoire étrange mais j'adore. Sa me donne envie de lire la suite n_n
Bravo Dae-Chan comme dit Actarus xD
Vivement le prochain chapitre!
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 4 Mar - 22:24

xD merci
J'avoue que mon histoire est très bizarre, mais c'est ma préféré de celle que j'ai écrit, et j'en suis fière

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Ven 10 Avr - 20:05

Voilà Sayu, comme promis la suite ^^

Chapitre 11



Son regard divaguant, elle ne pensait plus à rien. Tantôt ses yeux se posaient sur l’un des nombreux diplômes qui étaient disposé un peu n’importe commun, tantôt elle regardait ses pieds. Elle faisait de la peine à voir : ses yeux bouffis par les larmes, un mutisme qu’elle gardait depuis plusieurs jours déjà et la jeune rousse ne bougeait plus d’elle-même non plus.

Après leur tragique découverte, Christian avait supplié Juri de s’enfuir, même s’il savait qu’avec les caméras, ils étaient démasqués depuis le début. Hayley n’avait pas cessée de pleurer et d’hurler, le jeune brun n’avait plus qu’une seule solution : l’amener à l’étage hospitalier pour essayer de la calmer. Les médecins n’ont trouvés qu’une solution, lui administrer une forte dose de somnifère qui la fit s’endormir aussitôt. Christian dut subir un interrogatoire des psychologues, il leur raconta beaucoup de choses, mais en cacha tout autant, et ne mentionna jamais le nom de Juri. Hayley avait dormi pendant presque quinze heures, à son réveil, tout lui revint, et elle pleura de nouveau. Christian la consola de son mieux, un «  je suis désolé » entre deux sanglots fut ses dernières paroles, puis elle le renia. Durant les trois jours qui suivirent, à chacune de ses visites, il ne reçu plus aucun sourire, regard ou parole. Et chacune de ses visites lui donnait l’impression d’une douche froide ou d’un saut dans le vide sans sécurité.

Ils se retrouvèrent tout les deux, et pour la première fois pour l’un, dans le bureau du secrétaire général de la cité, se trouvant au treizième étage, en présence du psychologue des deux jeunes. Leur mésaventure fut racontée une seconde fois, mais rien n’arrangeait les choses, le mal était toujours là, le manque les rongeait et la peine leur pesait sur le cœur. La culpabilité envahissait peu à peu la tête de Christian, il ne se rappeler même plus la dernière fois qu’il avait rit avec son ami défunt.

Comprenant la crise que les deux jeunes vivaient, les supérieurs ont tout simplement décidés d’interrompre les sanctions qu’ils avaient l’intention de leur infliger. Pas par sympathie, non, seulement ils venaient de comprendre que les deux derniers rescapés du trio étaient tout simplement anéantis et qu’ils n’auraient surement pas envie de renouveler l’expérience. Et une fois de plus, ils avaient prouvés que leur autorité était gagnante.

Le bureau était froid et étouffant, les murs étaient d’un marron foncé presque noir, justes quelques lueurs tamisés permettaient de voir les visages des personnes présentes. Il n’y avait aucun bibelot, aucune peinture permettant d’apporter un peu de gaieté à la pièce, seuls les diplômes qu’observait Hayley autorisaient les invités à se distraire.

Une nouvelle larme roula le long de sa joue et se perdit sur ses lèvres. Personne ne voulut savoir à quoi elle pensait puisque beaucoup s’en douter tout simplement. De long doigts se posèrent sur son avant bras droit, ils étaient froid, froid comme un vent d’automne et doux à la fois, ils la caressèrent légèrement, il savait qu’il ne la réconforterait pas, il voulait juste lui montrer qu’il était là. Ils se glissèrent le long de sa main puis s’entremêlèrent aux siens, Hayley fut surprise, puis n’y prêta plus attention. Il lui dégageât une mèche du visage, et il réussit enfin à croiser son regard émeraude empli de tristesse. Les deux supérieurs parlaient et indiquaient de nombreuses instructions aux jeunes, mais aucun ne les écoutaient.

«  Frank, finit par dire le secrétaire générale, Frank ! M’écoutez-vous ?!, il détacha son regard d’Hayley, mais laissa sa main posée sur la sienne, il approuva sans même savoir le sujet de cette discussion. Vous vous engagez à vous occuper d’elle ?
Oui c’est cela, acquiesça-t-il une nouvelle fois
Dans moins de trois ans, vous serez majeur et serez autorisé à quitter la cité, vu les conditions, Hayley vous suivra même si elle n’aura pas atteint l’âge.
C’était déjà prévu, ne vous en faite pas. Ajouta-t-il
Parfait. Quant à vous Christian, il serait naturel que vous obéissiez cette fois ci et que vous vous éloigniez de votre camarade, d’ailleurs, il serait tant que nous vous trouvions également la personne qui vous est prédestinée. C’est tout pour le moment, vous pouvez reprendre vos activités. »

Frank consentit une nouvelle fois, se leva et aida la jeune rousse à se lever également. Comme une simple marionnette, elle se laissa faire sous les yeux horrifiés du grand brun, qui compris qu’il venait de perdre sa dernière amie. Frank déposa sa main dans le bas de son dos et l’emmena en dehors du bureau, inconsciemment la tête d’Hayley se plaça sur son épaule. Christian les suivit un instant, il se sentait plus qu’impuissant, ne supportant pas l’idée qu’il avait gagné et qu’ils avaient gagnés, il bifurqua dans les escaliers là où surement Juri l’attendrait pour avoir des nouvelles.

Le jeune couple entra dans l’ascenseur, lorsque les portes se refermèrent, Frank déposa ses lèvres sur celle d’Hayley. Il le savait qu’elle finirait par se faire à l’idée que son futur était avec lui et personne d’autre. Il était conscient que les circonstances n’étaient pas vraiment en sa faveur, mais les supérieurs avaient fini par imposer leur choix, très judicieux à son gout.

Les semaines passèrent, et la situation empirait, Hayley avait certes retrouvait la parole, et avait reprit les cours, mais elle n’avait retrouvé ni le sourire, ni Christian. Chacune de ses heures libres se passaient avec Frank, une relation sans réel sens pour elle. A vrai dire, plus rien n’avait de sens pour elle ces dernières semaines, mais tant pis, Jan n’était plus là, plus rien ne valait la peine d’être vécu.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 11 Avr - 15:17

Oh... triste comme chapitre, mais j'aime toujours Smile
Mershi daena!
Vivement la suite =D
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 2 Mai - 18:51

Chapitre 12

Dans un immense et long couloir blanc, une silhouette très familière se dessina sous les yeux de Christian, sans réellement réfléchir, il la suivit, il l'appela mais la silhouette ne semblait pas réagir à ce prénom. La silhouette prit de plus en plus de distance, et Christian n'eu d'autre choix que de se mettre à courir. Puis il fut stoppé net violement, il ne comprit pas pourquoi et ne ressentit pas la douleur du choc, arrêté par une espèce de champ de force qui bloquait ses muscles et le rendait muet. Incapable de bouger, il observa la silhouette qui finit par se retourner. Jan était d'une blancheur à faire frémir un mort, sa peau contrastée terriblement avec ses yeux azurs. Ces derniers lancés un regard malicieux et empli de défis envers son ami, comme pour l'inciter à le rejoindre. Puis les pupilles se grossirent de plus en plus jusqu'à ce que ses yeux deviennent totalement noirs. Christian eu la respiration coupé, et commença à suffoquer dans sa prison transparente. Jan lui lançât un « tu aurais dû m'écouter » et clignât plusieurs fois des yeux.

A bout de souffle, Christian se réveilla, et la lumière se projeta dans la pièce. Sans grande conviction, il se dirigeât vers la salle de bain et en ressortit douze minutes après. S'ébouriffant les cheveux après avoir enfilé ses chaussures blanches, il attrapa son badge et entrouvrit la porte, il remarqua la vague d'étudiants se précipitant vers les ascenseurs et souffla d'agacement, la journée allait encore être longue. Il se décida enfin à sortir et se fonda dans la masse malgré son charisme. Il entra dans une cage de fer et se plaça au fond, il aperçut la jolie rousse qui entrait également, d'habitude, il aurait poussé une bonne moitié de la cabine pour se rapproché d'elle, mais dans ce cas précis, les bonnes vieilles habitudes avaient disparues, seuls l'ignorance et la douleur persistaient entre eux deux.
En sortant, la jeune fille enlaça froidement son compagnon, Christian, victime de cette scène, sentit une boule se former au creux de son ventre. Cela avait duré depuis bien trop longtemps, comment pouvait-elle continuer à vivre en ayant conscience de cette guerre ? En ayant toujours Jan en tête ? En faisant comme si ces derniers mois n'avaient jamais existés ? Il était grand temps que Christian avait le devoir de la récupérer, et d'apprendre enfin la vérité, toute la vérité, pour venger Jan, et eux même.

Durant l'après midi, il avait eu l'idée de se cacher dans sa chambre, le problème de la caméra entra en jeux, il abandonna l'idée. Puis il se rappela des petits bouts de carton qui avaient permis aux amis de s'enfuir régulièrement la nuit, et il savait que durant la journée les chambres étaient ouvertes. Alors, il décida de quitter son cours de badminton, il trouva comme excuse une douleur d'une vieille blessure au gardien de l'étage sportif, l'inconscient accepta, mais il lui ordonna de revenir d'ici une heure, douleur ou non, Christian acquiesça. Dans les vestiaires, il sortit de son sac, un rouleau de pansement blanc, il en découpa deux longs morceaux et les colla sur sa blouse blanche. Il descendit avec l'ascenseur sept étages et retrouva la chambre de son amie. La pièce était presque nue, juste un lit, une table de chevet, un petit fauteuil, une grande armoire, il se doutait que le bout de carton serait facile à trouver si la jeune fille ne l'avait pas jeté.

Il ouvrit le premier tiroir de la table de chevet, farfouilla entre les feuilles, mais ne le trouva pas, le même résultat apparut dans les deux autres tiroirs, il s'abaissât et jeta un coup d'œil sous le meuble, il aperçut l'objet, et voulu l'attraper. Mais il repensa à la caméra, il se douta que depuis quelques semaines, les supérieurs avaient du les lâcher un peu puisque les deux jeunes gens ne s'adressaient même plus un regard, mais il préféra jouer la carte de la prudence et se releva. Sans vraiment réfléchir, il attrapa un livre au hasard sur le grand meuble, fit tomber son badge et le poussa sous la table, il s'accroupit et attrapa les deux objets sous le meubles. En sortant, il s'attarda légèrement sur la porte, juste le temps de placer le bout de carton sur le loquer et de le coller avec le sparadrap. Il referma délicatement la porte et se dirigea vers sa propre chambre, il déposa le livre et fit la même chose avec la porte.

En remontant les sept étages, il cacha sa joie, la première partie de son plan avait réussi, il ne restait plus qu'à la convaincre.
Plus les heures passaient, plus la pression montait, pendant le diner, il avait vaguement réussi à expliquer la situation à Juri, celui-ci lui avait dit d'abandonner, que cela ne servait plus rien. Mais Christian le contredit, une part de lui savait qu'elle l'écouterait, et peut être que la situation s'améliorerait. Juri lui répondit que c'était de la folie, mais il réussit à lui glissait une clé et il chuchota « bureau M ». Sans vraiment comprendre, il attrapa la clé, et la mit dans sa poche, tout compte fait, cette nuit se passerait peut être bien.

Assis à une table avec la présence d'une certaine Sofia, qu'il avait rencontré il y a tout juste deux semaines, Christian observait son amie quelques rangs plus loin, accompagné elle, de Frank. Certes, ses yeux n'étaient plus rougis et bouffis, mais son visage restait ferme et froid de douleur. C'est vrai que Frank l'avait « gagné » physiquement, mais il savait que le cœur de la jeune rousse ne battait pas pour lui.
Le jeune couple se leva soudainement, il était vingt et une heures trente trois, les chambres se fermaient à vint-deux heures. Il empoigna son plateau, et se leva sous les yeux écarquillés de la jeune Sofia.
« Chris ?! Qu'est-ce que tu fais ? »

Il ne l'écouta pas, et les suivit comme la plus banal des ombres. Au beau milieu du hall, le couple entra dans l'ascenseur, en se retournant, le brun croisa le regard vide de son amie. Surprise, elle tenta de lui parler, mais les portes se refermèrent et la cage emmena la jeune fille au quatrième étage. Christian patienta tant bien que mal, et prit le prochain.
L'étage était entièrement vide et il restait une vingtaine de minute avant que les dortoirs ne se fermèrent, pendant un court instant, il se demanda s'il devait retourner dans sa chambre ou attendre dans la pénombre d'un escalier, il pencha pour la deuxième option et se dirigea vers l'escalier au bout du couloir, sans prêter attention aux caméras.

Les minutes passèrent comme des siècles, accroupi sur une marche, la tête dans les genoux, Christian était plus que paniqué, il avait tout prévu si Hayley l'écoutait, mais si elle le rejetait ? Non, il ne pouvait le croire, elle avait l'air agréablement surprise dans l'ascenseur, et puis le drame remontait à quelques semaines, elle n'avait pas tourné la page, c'est sur, mais le choc devait surement être encaissé. Et puis, elle n'était pas heureuse avec Frank, il le savait, elle le savait. C'est vrai que les psychologues lui avaient trouvés Frank, mais que savaient les psychologues sur l'amour ? Ils n'avaient pas sus être francs sur le monde extérieur, alors étaient-ils francs sur ce point là ?

De nombreux cliquetis retentirent du couloir, il devait être vingt-deux heures. Les jambes tremblantes, il se leva, et entra dans le couloir. Par des pas lourds et inquiets, il s'approcha de la chambre, posa sa main sur la poignée, son cœur battait bien plus fort que d'habitude, un mélange de peur et d'adrénaline. La poignée tourna sur elle-même, et la porte s'ouvrit. Enroulée dans sa couette, Hayley était assise sur son lit, ses yeux luisants à demi rassurés, elle l'attendait.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 3 Mai - 23:11

Comme d'habitudre, j'aime bien =)
Moi aussi je veux savoir la vérité xD
Continue comme ça.
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Lun 4 Mai - 16:51

Merci, j'ai terminé cette fic', et je viens de commencé celle dont je t'ai parlé ^^

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 5 Mai - 22:02

Kyaaa! Tu me dis quand tu la met en ligne! =)
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Ven 22 Mai - 22:07

Chapitre 13

La porte se referma doucement, Christian s'attendait à ce que la lumière s'allume, mais rien ne se passa. Dans la pénombre, on aurait put remarquer un sourire de satisfaction. Elle l'attendait, il avait réussi à entrer dans sa chambre, il avait la clé pour pénétrer dans le bureau de Monsieur M, la lumière ne s'était pas allumer, il allait enfin lui parler, pour le moment, tout se passait bien. Le grand brun entra un peu plus dans la chambre d'un pas plutôt timide et mal assuré et s'arrêta au milieu de la pièce, son amie ne bougea pas, toujours assise en tailleur sur son lit enroulée dans sa couette. Il s'approcha un peu plus et s'assit sur le sol.

Le silence perdura, ils avaient tellement de chose à se dire, mais aucun n'osait parler. L'ambiance était presque gênante, Christian restait immobile au pied du lit, tandis que Hayley gigotait nerveusement dans sa couette, son lit couinait de temps à autres et sa peau frottant sur le tissu émettait un son. Le jeune brun souriait de la situation, ils n'avaient été comme ça avant, même lors de leur première rencontre, cela avait toujours été naturel entre eux, l'un commençait à parler et l'autre continuait, comme des amis depuis l'enfance. Et Christian comprit qu'en l'espace de quelque jour, un fossé s'était creusé entre eux, son sourire s'effaça et il baissa la tête. Hayley remarqua le mouvement et d'un geste brusque, elle fit malencontreusement tomber la couette sur ses cuisses. La fraicheur de la pièce la fit frissonner, et tout en remontant la couette sur ses épaules, elle brisa le silence de sa voix fluette :
« Ça va pas ? »

Christian d'abord surprit, releva la tête, et il croisa son regard interrogateur.
« Qu'est-ce qu'il nous arrive ? » lâcha t'il

Hayley eu l'impression qu'on lui lâchait un lourd sceau d'eau glacé dans son dos. Sans vraiment réfléchir, elle jeta sa couette et se lança sur Christian, le brun eu juste le temps d'ouvrir les bras et de la rattraper. Sa tête se plaça dans son cou, ses bras enlacèrent la rousse et le silence se remis en place. Leurs cœurs battaient plus fort que d'habitude. Hayley chuchota plusieurs « je suis désolé » et, silencieusement, ses larmes suivirent. Instinctivement, Christian lui caressa le dos de son pouce, elle se releva souriante :
« Bon alors, ne me dit pas que tu es là juste pour me souhaiter bonne nuit ? dit elle avec une voix embuée
Non c'est vrai, même si je l'aurai fait volontiers, mais, Juri a réussi à avoir la clé du bureau, je me suis dit que ça te tenterai de venir avec moi...
Je ... hum Chris, ce n'est peut être pas une bonne idée, je regrette beaucoup notre dernière sortie. »

Sa tête bascula sur le côté, Christian la prit entre ses mains, et plongea ses yeux dans les siens.
« Hayley, écoute moi, je ne peux pas te promettre qu'il ne nous arrivera rien, je ne peux pas te promettre non plus que nous trouverons ce que nous cherchons de puis des mois, mais j'en ai besoin, je veux savoir, j'en ai plus que marre de vivre dans le mensonge, c'est notre vie qui est caché Hayley ! »

Elle acquiesça vivement et lui répondit qu'elle comprenait, mais qu'elle n'était pas prête.
« Hayley, j'ai besoin de toi, vient avec moi, tu l'as dit toi-même, on a plus rien à perdre, mais tout à gagner ! Suit moi, je t'en supplie »

Elle hésita un moment, et remarqua qu'il avait raison, et elle finit par accepter. Ils se levèrent et sortirent de la chambre. Ils utilisèrent la même technique que leur dernière sortie pour éviter que les lumières ne s'allument. Dans les escaliers, ils retrouvèrent peu à peu leur souffle, et montèrent jusqu'au bureau de leur supérieur, le plus haut étage de toute la tour, le treizième étage.

L'étage était tout aussi lugubre et mystérieux que l'étage des psychologues, les lumières voilées, les murs d'une couleur qui frôlait le noir, et les rares meubles étaient trop sombre. Hayley scrutait le plafond, et bizarrement, elle remarqua qu'aucune caméra n'était présente, ils étaient tout de même en danger, ils avaient encore la possibilité de s'enfuir, mais comme le brun l'avait remarqué, ils devaient apprendre la vérité.
Ils s'approchèrent de la porte, Christian sortit une fine clé de sa poche, la pénétra dans la serrure, il l'a fit tourner lentement et ils entendirent le mécanisme de la serrure, le jeune homme poussa sur la porte, et ils découvrirent avec stupeur le cœur de l'enfer, le bureau de leur tyran.

La pièce devait être aussi grande que deux bureaux des médecins réunit, au milieu se trouvait le bureau d'une grande simplicité, les murs étaient cachés par de hautes étagères. Sur celles-ci se trouvaient les boites préservant les dossiers des regards curieux. Christian scrutait les boites une par une, il se sentait perdu, même s'il avait repéré son compartiment, il n'osait pas vraiment s'approcher, on pouvait presque sentir sa peur. Hayley ressentait la même chose, elle préférait regarder le sol contrairement à Chris, elle commençait même à regretter d'être sortit de sa chambre, elle se disait qu'elle n'avait plus envie de savoir.
Elle ne s'était pas rendu compte que Christian avait déjà attrapé sa boite, et fouillé sans discrétion à l'intérieur, il releva la tête et dit que son dossier n'y était pas. Il jeta un coup d'œil au bureau et se leva. Il remarqua qu'aucun tiroir ne possédait de serrure, il ouvrit le premier et sorti tout les dossiers présents, il pouvait lire le nom de plusieurs étudiants comme Lorelai Guinot ou encore Jess Suan, il trouva également un dossier portant le nom de Chantier d'Hambourg. Il le feuilleta rapidement et reconnu le croquis et les plans de la cité, chaque étage était pleinement détaillé, le dernier papier regroupé les derniers étages, le quatorzième et quinzième étage, il n'en connaissait absolument pas l'existence. Il comprit que s'il avait l'occasion de parcourir ces deux étages, il pourrait sortir de la cité, cependant aucune information n'apparaissait sur l'extérieur de la cité, il s'en fichait, il repérât l'escalier qui montait jusque là haut, il débutait dans ce bureau, derrière une porte dans le fond de la pièce.

Le dossier fut refermé et mis de coté, le suivant concerné une certaine Lucy Collen, il le repoussa, quand enfin il lu son nom, celui qui suivait, était celui de Hayley. Il leva la tête, Hayley était toujours au même endroit, prés de l'entrée de la pièce, il tendit la main vers elle, elle s'approcha lentement. Il enroula ses bras autour de sa taille et lui embrassa la tempe, elle prit son dossier à deux mains et l'ouvrit. Elle vit d'abord sa photo actuelle, et une fiche de présentation : Hayley Harmony Grän, fille de Zachary Wallace Grän et Joy Helena Flitt, née le 21 décembre 2021 à l'hôpital central d'Hambourg. Elle lu ensuite qu'elle fut élevé dans un petit appartement Neuer Wall à Hambourg et qu'elle avait fait sa première année d'école à Büsch

Avant de lire son dossier, Christian était tombé sur un autre qui l'intrigua, il y découvrit les événements que Juri lui avait raconté : les attentats aux jeux de Pékin en 2008, la guerre qui existait entre l'Europe et l'Asie, mais aussi entre les Etats-Unis et le Moyen Orient. La feuille suivante portait le cachet du gouvernement allemand, il y était décrit le plan que les représentants avaient trouvés pour remporter cette guerre : la création de soldats parfaits, indestructibles, sans peur et n'ayant rien connu de la vie. Il y était écrit aussi que depuis l'année 2020, des enfants avaient étés enlevés, manipulés séquestrés et envoyés au front au bout de plusieurs années. Ces enfants, c'étaient eux. Hayley fut enlevé le 8 septembre 2025, dans un parc, Chris, lui ce fut le 9 septembre de la même année. Tous deux furent opérés, sur une partie du cerveau qui concerne la mémoire, dans le but qu'ils n'aient plus aucun souvenir, cependant avec les années, les médecins remarquèrent que leurs deux cobailles faisaient d'étranges rêves, qui étaient en réalité des souvenirs.

Lorsque Hayley vit plusieurs photos d'une jeune enfant rousse, elle reconnut la gamine de ses rêves, elle se reconnu. Le mensonge venait d'éclater, ils avaient tous une famille et une vie gâchée, Hayley tomba sur le sol, comment avaient-ils put faire ça ? Quel être humain avait put avoir une idée pareille ? Elle n'en avait aucune idée, leur sécurité venait de finir en miette, au loin les deux amis entendaient déjà des gens hurlaient, et une sirène interminable. C'étaient trop tard, ils savaient la vérité, ils venaient de commettre la plus grande désobéissance de leur vie, mais tant pis, le jeu en valait la chandelle et ils avaient une vague idée des retombées de cette histoire

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Sayu, ma nouvelle fic' en ai à son 3e chapitre xD

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 23 Mai - 19:00

Gna j'adore, vivement la suite =)
Oui mais ton 3em chapitre est en ligne? Sur Quelle adresse? xD
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 7 Juin - 12:41

Chapitre 14

à cause du bruit strident et interminable, Hayley colla ses mains contre ses oreilles, puis repensant à cette opération se toucha la tête, tâtonna et chercha sa cicatrice, ses mains tremblèrent, Les hurlements se rapprochèrent, Hayley eu soudain la tête qui tournait, encore sur le sol, les images se brouillèrent et les sons devinrent lointain, ses mains tombèrent lacement sur ses genoux . Chris jeta des regards furtif autour de lui et repéra une poignet cachée, la porte était dérobée, il se précipita sur celle-ci et l'ouvrit à la volée, la chance continuait à leur sourire, leur tyran n'a jamais eu l'idée de verrouillé cette porte, puisqu'ils étaient très peu à en connaitre l'existence. Il fit demi tour vers Hayley qui tanguait sur ses genoux, l'attrapa par les épaules, et essaya de la relever.

« Allez H. un petit effort » grogna-t'il

La jeune rousse secoua vivement le tête, et poussa sur ses jambes pour se relever, les idées encore trop flou, elle s'accrocha fermement à Chris qui la dirigea vers la porte de sortie. S'élevait à leur pied des centaines de marches, leurs chasseurs avaient presque atteint la porte, Chris n'était pas sur que Hayley serait capable de courir, mais tant pis ils n'avait plus le choix à présent, et il prit l'initiative d'arpenter ces marches, Hayley, toujours accrochée à son uniforme, le suivit. L'adrénaline leur monta au cerveau, et la peur leur noua l'estomac. Aucun d'eux n'était sur de pouvoir s'en sortir et aucun d'eux de savait ce qui allait arriver, mais ils courraient et levaient les pieds pour atteindre la liberté.

Dans le bureau, cinq hommes armés de revolvers et fusils à pompe comprirent que deux jeunes inconscients étaient sur le point de mourir, Juri était parmi eux. Ils remarquèrent la porte ouverte, et un grand brun se mit à courir vers celle-ci.

« Non, Marc ! Hurla Juri
Quoi ? Ils ont enfreint le règlement, ont appris la vérité et sont sur le point de s'enfuir, ils doivent mourir, c'est notre boulot de les surveiller.
Je sais, mais pas eux...
Le patron n'est pas au courant que tu leur as tous balancé, si tu tiens à ta vie, ils doivent disparaître, arrête de les protéger! »

Le dénommé Marc suivit de trois hommes commencèrent à gravir les marches, Juri céda à la panique, tendit son bras, et sans réfléchir, il tira la première balle sur le dernier homme de la file, celui-ci tomba en arrière, et dévala les quelques marches qu'il avait réussi à monter.

« Marc dépêche toi, il devient fou, il vient d'abattre Tmothey » Et les trois survivants accélèrent la cadence. Juri ne savait plus quoi faire, là c'était sur, sa vie était comptée, tout ça pour des gamins trop curieux, il décida finalement de suivre ses collègues, et s'il tombait sur l'un d'eux, tant pis il l'abattrait aussi.

Le jeune couple courrait toujours, les minutes étaient aussi longue que l'éternité, le coup de feux leur avait glacé le sang, ils savaient que c'était soit la mort soit la liberté, mais quelque part Hayley était rassurée, dans les deux cas, elle ne supporterait plus cette prison souterraine. Ils étaient à bout de force, leurs muscles les brulaient, la sirène n'avait jamais cessé, la chaleur augmentait, mais ils couraient.

Chris aperçut une porte blindée une dizaine de marches au dessus de lui. Hayley jeta plusieurs regards derrière elle, mais ne vit personne, ils entendaient les chasseurs hurlaient plusieurs marches en dessous, ils ne comprenaient pas, mais seulement le son de leur voix leur donnait la chair de poule. Chris ne voulut pas lui dire qu'ils étaient presque arrivé, de peur que les furieux ne l'entendent, alors il se contenta de la pincer. Puis il la lâcha pour tourner la poignet, elle fut légèrement déséquilibrée et trébucha sur une marche, Chris poussa la porte de son pied et souleva Hayley. Ils arrivèrent dans une immense salle, faisant la taille d'un étage complet de la cité sans couloir ni pièce, un plafond assez bas, contrairement aux autres étages, il y faisait assez sombre et le seul point de lumière émanait d'un unique escalier se situant à l'opposé de la porte, ce dernier montait jusqu'à la porte de sortie. Ils restèrent un moment interloqué, Chris referma violemment la porte puis ils se mirent à courir.

La porte laissa échapper les trois intrus, Hayley poussa un cri et accéléra ses pas. Un coup de feu déchira l'air, puis suivit d'un autre. La jeune fille se mit à hurler, mais elle continua à courir vers l'unique escalier, ils étaient à quelques pas, maintenant de l'issue. Mais les jambes de Christian le lâchèrent subitement et il s'étala sur le sol, il lutta pour se relever, mais rien n'y faisait, Hayley s'agenouilla prés de lui, elle plaça ses mains sur son dos et son ventre pour l'aider quand elle sentit une substance mouillé et collante sur des doigts, Chris en était recouvert, le peu de lumière l'empêcher de reconnaître le mal qu'avait son ami, puis elle comprit. Les deux balles avaient été pour eux, et Chris fut touché à la cuisse et au dos, Il avait résisté quelques secondes à la douleur et s'était enfin écroulé.

Les larmes coulèrent sur ses joues sèches, il était incapable de se lever, et encore moins de monter les quelques marches restantes, il s'allongea sur le dos et lui hurla de s'enfuir, mais elle n'y arrivait pas.

Ayant remarqué dans la pénombre que les deux fuyants étaient au sol, les trois tireurs ne se pressèrent plus, ils étaient postés prés de la porte, et attendaient leur collègue Juri. Sa tête blonde apparut un peu plus d'une minute après, le plus petit des trois lui colla son revolver sur le front et le força à se mettre prés du mur. Il distingua deux formes sur le sol à l'autre bout de la salle, il comprit qu'ils avaient étés touchés et murmura plusieurs « non » à peine audible.

Le temps se figea autour de Hayley, malgré ses yeux brouillés par les larmes, elle vit que son ami se forçait à ne pas montrer sa douleur, sa main salie caressa lentement sa joue et laissait de temps à autres des marques sombres sur son visage, elle colla son front au sien, et Christian lui chuchota :

« Va t'en, ne t'en fait pas pour moi, tu vas être libre mon Hayley, libre, sourit et recommence ta vie, comme tu le souhaites »

Elle secoua la tête en guise de non, les larmes amplifièrent, elle lui déposa un baiser sur le front, et ajouta :

« Non, toi je ne t'abandonne pas. J'ai déjà perdu Jan,
Justement venge toi, et oublie nous »

Il poussa sa main froidement, et lui ordonna de s'enfuir, Elle leva les yeux vers les assassins et vit à quel point ils étaient loin d'elle. Christian eu soudain froid et se mit à trembler, il tenta de se contrôler, et lui dit une dernière fois de partir. Elle acquiesça pour la première fois, dévia ses lèvres sur les siennes, sa chaleur l'étonna, mais il se laissa faire, sa mort avait un bon côté en fin de compte. Il ferma les yeux, et la sentit s'éloigner.

Elle eu le courage de se relever, et de monter deux par deux les marches qui s'offraient à elle. Elle entendit plusieurs « elle s'enfuit » et « elle n'est pas blessé », puis un autre coup de feumais elle ne se retourna pas.

Le dernier étage était également une salle sans pièce, beaucoup de cartons, de barres de fers ou des sacs de ciments décorés la surface, les murs de la façade étaient remplacés par de hautes baies vitrées peinte en blanc, ce qui empêchait de voir à l'extérieur, seul le Soleil naturel pouvait pénétré à l'intérieur, elle s'approcha de la sortie et poussa le verre, elle fit un pas à l'extérieur, hésita un instant, tourna la tête vers l'intérieur, et sortit complètement.

Elle plissa les yeux par la lumière forte qu'émettait l'astre solaire, elle ferma les yeux complètement, leva les bras, et sentit le vent souffler sur ses joues humides, elle respira profondément et rouvrit les yeux. Sans attendre plus, elle fuit le bâtiment qui l'avait séquestré depuis tant d'année.

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