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 [Fiction] La meilleure des Vies

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Daena
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MessageSujet: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 30 Aoû - 19:53

C'est pas exclusivité, mais Actarus m'avait demandé de publier ma nouvelle fiction, en espérant qu'elle vous plaise :

Prologue


Il était quinze heures trente, une petite rousse âgée de 4 ans, assise dans le sable, s’amusait calmement. Son père la surveillait de loin, il n’était pas bon de laisser un enfant seul en cette période, dans tout le pays, des dizaines d’enlèvement par jour étaient recensés, on ne savait pas par qui, ni pourquoi. Les policiers lançaient des enquêtes pour chaque enfant mais ils étaient rapidement dépassés, depuis cinq ans maintenant, 10 000 enfants étaient enlevés, aucun retrouvé.

Les rumeurs, toutes plus farfelues les unes que les autres, disaient qu’une organisation était au cœur de tout ça, qu’un tueur en série rodait, voire même plusieurs, qu’ils avaient été enlevés par les Extra –Terrestres, parfois quelques-unes tenaient la route, mais comment le prouver ? Personne ne le savait, alors les gens abandonnaient et surprotégeaient leur enfant. Ils étaient tous dans une peur panique, les enlèvements et la guerre aussi, qui faisait rage depuis quelques années déjà, elle a commencé en 2008.


La petite rousse avait quitté le bac à sable, et s’était allongée dans l’ombre d’un arbre, au milieu de marguerites, mais ça, son père n’y avait pas prêté attention, trop absorbé par le sommaire de son journal, il datait du 8 septembre 2025, on pouvait lire un article sur l’écologie, sur les dernières nouvelles de la guerre entre la Chine et l’Allemagne, quelques faits divers etc.. La petite fille admirait le nid d’oiseau posé sur une branche, plusieurs mètres au-dessus d’elle, trois œufs y avaient éclots, les petits oisillons poussaient des cris suraiguës en attendant leur nourriture. La petite fille riait du spectacle, tout en enlevant pétale par pétale celles de sa fleur qu’elle avait entre les mains.

Une voiture se gara au coin du parc, un homme sortant de la portière passager avant, s’avança dans le parc. Il s’arrêta et s’accroupit prés de la petite fille.
« - Tu sais que ce sont des Acanthies sobres ?
- Ah oui ? En tous cas leurs cris sont horribles, mais ils me font rire ! s’exclama la petite rousse.
- Tu aimes les oiseaux ?
- Oui beaucoup…
- J’ai vu un nid de rouge-gorge par là-bas, tu veux les voir ? »

Elle se leva, lança un regard vers son père qui était toujours absorbé par son article, acquiesça à son interlocuteur, lui prit la main et ils avancèrent vers un coin avec plus de verdure et plus sombre. Elle entendit siffloter au-dessus d’elle, pointa son doigt vers le nid et souri.

Il glissa sa main dans une poche intérieure de sa veste noire, en sortit délicatement un sac.
« Approches-toi du nid si cela te chantes »

Il déplia le sac avec autant de minutie et l’ouvrit.

« Au fait comment t’appelles-tu ? »

Elle lui dit son prénom, se retourna pour continua la conversation, lorsque avec un visage froid, il rabattu le sac sur la petite fille. Ses hurlements s’étouffèrent dans le tissu. Tout devint noir.

Au milieu de sa chambre sombre, une jeune fille se réveilla en sursaut, elle se releva et se frotta les yeux. Ce n’était qu’un mauvais rêve…
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Voilà ^^, la suite (si ça vous plait) la semaine prochaine ^^

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 30 Aoû - 20:45

Eh eh c'est bien ça, moi ça me plait, bravo Smile
Vivement la semaine prochaine!
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 31 Aoû - 18:07

Yii ouai veux la suite aussi =)
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 9 Sep - 21:22

Voila la suite


Chapitre 1


« Unité 19, il est huit heures, rendez-vous au réfectoire »
Les lampes principales s’allumèrent, Hayley ouvrit les yeux, éblouie par la lumière, elle se cacha le visage avec son oreiller, et s’ensevelit sous sa couette.
« Unité 19, il est huit heures trois, rendez-vous au réfectoire »
La voix suave et masculine, sortait d’une boule noire, accrochée au plafond, cette boule était, en vérité, un détecteur de mouvement, un micro et une caméra.
Le message fut émis une troisième fois, Hayley finit par se lever. Elle fusilla du regard du regard l’engin qu’elle détestait tant depuis tant d’années et lança un « saloperie ». Elle traversa sa chambre blanche et entra dans la salle de bain de la même couleur. Elle retira son long tee-shirt blanc, ainsi que sa culote blanche, elle souleva un couvercle, et laissa tomber les vêtements le long du tuyau. Hayley leva les yeux au plafond et regarda la seconde boule noire de sa chambre.
« Je sais que vous me regardez » dit-elle
Un tiroir s’ouvrit, laissant apparaître deux serviettes de bain et un gant de toilette, tous de couleur blanche. Elle pénétra nue dans la douche, sous l’eau à vingt-neuf virgule quatre degrés Celsius exactement. Un flacon, accroché au mur, était rempli tous les jours de produit différent, selon la journée précédente des unités, selon l’effort fournis, le taux de pollution etc.… Le tuyau qui reliait le flacon au mur, permettait de remplir ou vider ce dernier, il intriguait beaucoup Hayley, et tout les jours, elle se demandait qui pouvait commander son quotidien.
Hayley appuya énergiquement sur le haut du flacon, rien n’en sorti. Elle passa sa tête derrière la porte de douche et dit :
« Hé ho ! Y’a pas de lotion ! Je ne peux pas aller aux instructions sans avoir pris de douche ! » Elle frappa un bon coup contre le flacon et hurla : « Ne faite pas comme si vous ne m’entendez pas j’ai horreur de ça ! Je vais entièrement nue aux instructions, c’est Monsieur M. qui sera content ! Je l’ai déjà fait »
Elle se rappelait parfaitement de ce jour, elle faisait partie de l’unité 16, à la suite d’un défi avec un autre étudiant, elle participa aux instructions de Français entièrement nue, elle fut convoquer chez Monsieur M. mais ne vit évidement que sa main posée sur l’accoudoir de son fauteuil, elle fut sanctionnée sévèrement pour manque de pudeur. Les sanctions, Hayley en avait l’habitude, pour toutes les mauvaises blagues, les expéditions nocturnes à travers la cité, dans les pièces ou étages interdits, à chaque fois, et à cause des caméras, elle se faisait prendre, et était sanctionnée : des corvées en général, plus de nombreuses heures supplémentaires chez les psychologues. Mais pour cette fois-ci, elle fut obligée de se rendre au premier étage, qui, en réalité, se situait au plus profond du bâtiment, de la cité, là où l’on gardait les morts, le temple funéraire en quelque sorte, son devoir consistait à veiller les morts, en aucun cas elle ne les a touchés, ou regardés, mais juste le fait de savoir que toutes les personnes présentes autour d’elle étaient mortes, cela lui glaçait le sang, alors depuis ce jour, elle s’était radicalement calmée, et n’avais plus enfreint une seule règle, et ça Monsieur M. avait très bien compris qu’elle était maintenant sa plus grande peur.
Un léger flop se fit entendre, et un liquide bleu coula dans le flacon, elle lança un « Merci » et commença à se laver.
Hayley sortis de la salle de bain, douze minutes après car l’eau coule exactement dix-huit minutes chaque matin. Entourée d’une serviette blanche, elle s’approche du mur en face de son lit, un tiroir en sortit, Hayley prit les sous-vêtements, la combinaison, la paire de chaussettes, ainsi que la veste blanche. Elle se plaça derrière le paravent et s’habilla. En sortant, elle prit la serviette mouillée et se dirigea vers la salle de bain. Elle lâcha le linge dans le même tuyau que ses vêtements précédemment, s’approcha du lavabo et se regarda dans le miroir. Elle attrapa un pot de crème sur l’étagère et se l’appliqua. Elle contourna ses yeux en amande verts émeraude de ses doigts, passa sur son nez fin et court, puis fit le tour de ses lèvres rosées et termina par son menton rond. Elle attrapa un élastique sur l’étagère et attacha sa longue chevelure rousse et raide. La queue de cheval était obligatoire pour les filles, tous les vêtements étaient blancs et unis, aucune personnes n’était autorisée à porter quelque chose pouvant se différencier des autres, à vrai dire, personne ne savait ce que veut dire « être différent ».
En sortant, elle attrapa une paire de ballerines blanches, les enfila, attrapa son badge et sortis de la pièce. Dans le couloir, des jeunes gens de son âge se dirigeant tous vers le Hall, elle suivit le troupeau. Ils traversèrent le hall, et se dirigèrent devant les nombreux ascenseurs. Hayley se plaça devant le cinquième, elle sentit une tape peu amical sur l’épaule gauche, elle se retourna et fit face au visage radieux de Frank, Frank E unité 20 exactement, le jeune homme lui était prédestiné selon Monsieur M. et les psychologues, Hayley ne savait pas ce que cela voulait dire, mais elle obéissait, cela devait être pour son bien surement. Ils leur avaient annoncés une vie belle, heureuse et saine. Pour Hayley cette fameuse vie, sera surtout signe de sa liberté qu’elle atteindra à ses 23 ans, alors accompagnée ou non de Frank, peu lui importait, aucun sentiment ne surgissait pour lui, on lui avait décrit quelque chose de fort, mais comment expliquer à quelqu'un ce qu’est l’amour, alors qu’elle ne sait pas ce que cela fait de ressentir un sentiment .
Les portes de l’ascenseur numéro cinq s’ouvrirent, la vague blanche entra, l’ascenseur monta au neuvième étage, Hayley sortit précipitamment et se plaça le long de la file pour le réfectoire. Chaque étudiant présentait son badge aux cuisinières qui, selon le dossier médical, leur donnaient un repas sain. Un message se répétait dans le réfectoire « Un corps sain, un esprit sain pour une vie saine ».
Le message fut coupé et un grésillement se fit entendre.
« Les sections L de toute les unités sont attendu au 3e étage pour les instructions »
Les sections correspondent aux spécialités des étudiants, L pour les langues, E pour économie, M pour médecine, EC pour écritures etc. , les unités, elles, indiquaient l’âge des étudiants. Aucune personne ne portait un nom de famille, personne ne savait à quoi cela correspondait et personne ne savait ce qu’était une famille. L’ignorance totale, la règle d’or pour une vie heureuse… selon eux.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 9 Sep - 21:52

Il y a un caractère déshumanisant dans cet univers, pas de nom de famille, assignation à résidence ect qui rappelle le film Brazil ou le best seller 1984, je trouve que c'est bien parti cet fic Smile
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 10 Sep - 19:03

1984 m'a beaucoup inspiré ^^

Il y a aussi Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley, et le film The Island aussi ...

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 10 Sep - 19:09

Difficile à comprendre mais je crois que j'ai compris xD
Vivement le prochain =)
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 16 Sep - 20:13

Bonne lecture ^^

Chapitre 2

Dans les salles d'instructions, les tables étaient alignées, les fenêtres illuminaient les pièces d'une lumière artificielle, les étudiants ne s'adressaient aucune parole, aucun regard, à la place de leur professeur, il y avait un immense tableau avec fond noir et l'encadrement vert anis. Chaque étudiant était assis à une table, face à un mince ordinateur, attendant un signe de vie quelconque, la salle était silencieuse, d'un silence presque funéraire, on entendit un léger bip, puis une machine qui démarrait, le fond noir devint blanc, et une silhouette se dessina, une silhouette noire.

« Bonjour section L »

Les étudiants levèrent les yeux vers le tableau, et répondirent en cœur. Cette silhouette n'était autre que celle de Monsieur M., il s'investissait beaucoup dans la vie de ses étudiants, c'est lui qui orchestrait leur emploi du temps, leur journée, leur vie à vrai dire. Il leur disait tous les jours que Dieu créait, enfin qu'il créait, car qu'est-ce qu'un dieu aux yeux d'une personne qui ne connaît pas le passé de la vie, l'histoire de la vie ? Qu'est-ce qu'une religion ? Qu'est-ce que l'histoire ? Rien, aux yeux des étudiants, rien du tout, Monsieur M. se considérait comme le Dieu, la religion et l'histoire de la cité qu'il avait créée. Il leur disait que c'était grâce à lui qu'ils vivaient, que c'était lui qui leur donnait un moyen de vivre en ce moment, et dans leur vie future. Tout ce que l'on pouvait voir de Monsieur M. était sa silhouette, tout à fait banale en plus, le contour de son corps, coloré de noir, on savait que c'était un homme également, enfin si sa voix était inchangée. Il faisait personnellement les instructions à ses étudiants, ainsi, en éduquant ses étudiants, il passait à leurs yeux comme quelqu'un de très intelligent et réfléchis, quelqu'un de très sage et sain. Et si l'un de ses étudiants n'allait vraiment pas bien psychologiquement ou physiquement, il s'en occupait personnellement aussi, et si cela ne s'arrangeait pas, Monsieur M. prenait une décision très lourde, il le faisait changer de bâtiment, l'étudiant quittait la cité pour toujours. Personne ne savait dans quelle autre cité il partait, mais il partait, et la vie dans la cité continuait. Dans les couloirs, on entendait parfois, qu'on n'avait pas de nouvelle d'un tel, et qu'il avait disparu dans la nuit, et puis on l'oubliait.

L'instruction commença, Monsieur M. leur enseignait le russe, il leur conta le pays, le système politique, social, tout cela en russe. Certains suivaient parfaitement la leçon, d'autre à peu prés, et les autres étaient totalement perdus, mais Monsieur M. ne s'en occupait pas, cette leçon sera répétée une nouvelle fois dans quelques semaines, et puis une nouvelle fois dans quelques mois, ainsi de suite, répéter, répéter, répéter, le seul moyen d'assimiler quelque chose.

L'instruction se termina vers 12h, tous les étudiants sortirent des salles en silence, se dirigèrent vers le hall, attendirent les ascenseurs, et montèrent jusqu'au neuvième étage, longèrent la file pour le réfectoire, et déjeunèrent. Hayley passa devant les cuisinières, elles lui donnèrent un plat empli de vitamines, son après midi serait chargé. Les après midi sont soit artistique avec musique, peinture etc. soit sportif, pour Hayley, elle fera de l'escrime ainsi que du tir à l'arc, mais avant, elle avait un entretien.

Elle se dirigea vers un table libre, et s'assit, elle vit au loin Frank arriver avec un sourire totalement stupide, elle n'avait pas réellement envie de le voir, elle se leva, empoigna son plateau, remarqua un étudiant seul, se précipita à sa table et s'assit.
«Excuse moi de m'être assise comme ça, mais... euh, il faut que j'évite quelqu'un.
- Ne t'excuse pas, ça ne me dérange pas »
Hayley lui souri, rare sont les étudiants aussi courtois. Le jeune homme fut intrigué tout de même par Hayley, vu sa réaction vis-à-vis de Frank, elle n'acceptait pas les règles de la cité, elle était différente des autres étudiants qui étaient résignés à leur devoir, il osa lui demander :
« Pourquoi réagis-tu comme ça avec lui ? » Hayley fut surprise de la question mais lui répondit quand même :
« Je ..., il... je ne le supporte pas, c'est plus fort que moi, il est trop gentil, trop prés de moi, trop ! Il échappa un rire nerveux.
- Je peux te comprendre, mais tu n'as pas trop le choix.
- Je sais, ils t'ont trouvé l'étudiante qui t'es prédestinée ?
- Non pas encore, enfin je n'en ai pas encore entendu parler, je suis en unité 18, alors j'ai encore le temps je pense.
- Je suis en unité 19, ils me l'ont déniché il y a quelques mois. »

Ils rigolèrent ensemble quelques secondes de plus, puis le silence arriva. Le badge de Hayley se mit à clignoter, et un message fût transmit dans le réfectoire :
« Les étudiants concernés doivent se rendre à leur entretien »

Les entretiens n'étaient autres que les rendez-vous chez les psychologues de la cité.

Hayley se leva, salua l'étudiant, attrapa son plateau et sorti du réfectoire. Dans le couloir, elle laissa tomber le plateau dans la benne à ordure et se dirigea vers le hall. Elle monta jusqu'au 11e étage, puis se dirigea vers le couloir D. Cet étage avait le don pour l'effrayer, il était sombre à cause de la menuiserie très foncée, le papier sur les murs était beige, avec des enluminures grenats, chaque couloir était un cabinet pour un psychologue, séparé en trois parties, tous avec la même décoration. Il fallait d'abord entrer dans la salle d'attente, tout aussi sombre, avec des fauteuils grenats, une table basse sombre, quelques lampes toujours allumées, quelques plantes. Puis le cabinet, le divan traditionnel grenat, le bureau, la bibliothèque, les nombreux diplômes accrochés aux murs et les grands rideaux verts. Enfin la dernière pièce, interdite aux étudiants, là où se trouve un coffre fort, pas pour l'argent, ou les bijoux, ça ils n'en n'avaient pas besoin, mais plutôt pour cacher la vérité, les dossiers de chaque étudiant, patient maintenant, cobaye par moment. Ils cachaient la vérité, juste pour mieux les manipuler.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 17 Sep - 19:42

L'écriture reste fluide et le récit agréable à lire, dans le genre pur SF il convient bien avec pas beaucoup de dialogues et une description abondante, pour ceux qu ne sont pas habitués à Orwell, ça peut sembler lourd, mais je pense que c'est un début prometteur que je soutiens pour ma part Smile
Bravo Daena! Smile
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 17 Sep - 20:27

Merci ! ^^

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 24 Sep - 15:39

Trop bien, j'en était sur que les étudiants était dans un "lycée"biszarre xD
Sa donne envie de lire la suite =)
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mer 24 Sep - 16:08

Vous serez surpris au fur et à mesure ;D

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 4 Oct - 18:38

Pardon pour le double post ...
J'ai ounlié de vous mettre la suite...

voilà Chapitre 3


Les yeux clos, allongée, Hayley réfléchissait sur le nom de la gamine dont elle avait rêvée la veille. Elle oublia tout son environnement et se replongea dans le parc pour enfant, la petite rousse, le nid d’oiseau, la verdure, les rires, la joie. Elle se rendit compte qu’elle qu'elle n'avait jamais connu tout cela, et le parc s’éloigna peu à peu de ses pensées.

« Hayley ?! »

La verdure disparue totalement et en ouvrant les yeux, elle redécouvrit le cabinet lugubre et froid de son psychologue.

« Hayley, que s’est-il passé ?
- Comment ?
- Vous me parliez d’une petite fille, dans un parc, qui jouait, puis vous vous êtes tu, que s’est-il passé ensuite ? Vous ne vous en rappelez pas ?
- Si, Si, mais le rêve n’est pas important, c’est juste l’environnement qui m’intrigue.
- C'est-à-dire ?
- Pourquoi est-ce que je rêve de parc alors que je n’en ai jamais vu en vrai ? »

Le psychologue resta perplexe de cette question. Dans ses pensées, il se demanda s' il devait lui dire qu’il n’existe plus beaucoup de parcs emplis de verdure aujourd’hui, mais elle lui demanderait pourquoi. Alors il pensa peut être à lui dire qu’elle aurait l’occasion d’en voir lorsqu’elle serait libre, mais cela ne répondrait pas à sa question, il finit par lui dire :
« C’est à vous de répondre à cette question.
- Je sais, mais il y a tellement de questions que je me pose ! Je ne sais pas pourquoi je fais tous ces rêves ? A quoi font-ils référence ? Que m’apportent-ils ?
- Je n’en ai pas la moindre idée, Hayley »

Hayley avait réussi à le déstabiliser à son insu, il comprit qu’elle n’avait pas tout oublié, et ça il devrait en parler à son supérieur.
« Hayley, il faudrait que je vous parle de quelque chose, nous avons remarqué que vous ne vous entendez pas beaucoup avec Frank, je me trompe ?
- Ce n’est pas tout à fait ça…
- Nous ne voulons pas connaître les raisons, mais il faut que cela change.
- Je… » Le médecin l’interrompis, la séance était terminée. Elle le remercia même s’il ne l’avait pas aidée. La porte ouverte, au fond de la pièce, lui retint l’attention. Elle ne vit pas grand-chose, juste que la pièce était assez petite, qu’elle était encore plus sombre que le reste. Elle aperçut une forme, mais dans la précipitation ne reconnut pas l’objet. La porte claqua derrière ses pas, un grand brun se leva, elle le salua et quitta le couloir.

Elle avait horreur ses séances, son air malsain l’horripilait, sa voix refoulait le mensonge, mais il faisait partie des plus forts, et elle n’était qu’un pion.
Hayley se laissa glisser le long de la paroi de l’ascenseur, ferma les yeux, fit le vide dans son esprit. Cette gamine la hantait et son prénom… comment s’appelait-elle ? Son visage, son apparence, elle la connaissait par cœur, mais le reste, elle n’en avait pas la moindre idée…

Un léger sifflement brisa le silence, dans la pénombre, les femmes cherchaient à tâtons leurs conjoints, les enfants pleuraient, la peur envahissait la petite pièce. Une explosion retentit, des hurlements déchirés s’entendaient à des kilomètres à la ronde. Ils avaient tout perdu : leur maison, leur travail, leur quotidien et leur vie.

Un mélange de courage et de peur envahissait l’unique homme présent dans la cave. Il poussa la trappe, attrapa tous les enfants; il leur hurla de courir le plus loin possible, vers la forêt, et de se cacher jusqu’au petit matin. Les enfants apeurés obéirent, l’homme savait parfaitement qu’ils ne seraient pas tous sauvés, mais si il en retrouverait une partie dans quelques heures, il serait à peu prés soulagé. Il courra vers la maison d’en face et entra dans la cave.
« John as-tu vu ma fille ?
- Retourne te cacher pauvre idiot ! On commencera les recherches demain ! On se fait bombarder bon sang !
- ça fait une heure que l’on se cache ! Les chinois ne sont pas stupides ! Ils savent que nous sommes là ! Où est ma fille ?!
- Elle doit être avec les Wolfgang, je l’ai vu jouer tout à l’heure avec leur gamine, avant qu’ils n’arrivent. Ferme la porte !
- Non je vais la chercher ! » Le dénommé John attrapa son ami par les épaules et le tira vers lui, il trébucha et se retrouva sur le sol.
« Zac, elle va bien, ne t’en fait pas, elle n’est pas folle, et a dû rester avec eux, tu la retrouveras demain matin !
- Et qui me dit qu’elle sera toujours en vie, elle n’a que quatre ans ! »

Les larmes dévalèrent ses joues, l’inquiétude de ce jeune père pour sa fille dépassa sa peur. Il était fatigué de cette guerre, fatigué d’avoir toujours peur, fatigué de voir arriver les chinois dans son village et de les voir détruire leurs maisons, détruire des vies. Il n’était pas le seul à être dans cet état, mais que pouvaient-ils faire, à part subir ?

Hayley ouvrit les yeux, encore un cauchemar, les gouttelettes de sueur formées sur son corps lui donnaient des frissons, elle s’assit dans son lit, et fit de grands gestes vers la boule pour obtenir de la lumière.
« Vous le faites exprès ce n’est pas possible ! Lumière ! »
Et la lampe s’alluma, elle sortit de son lit, attrapa un verre pour le remplir dans son lavabo. La jeune rousse se regarda dans le miroir et vit les cernes violettes, elle ne dormait presque plus, à chaque fois qu’elle fermait les yeux, elle cauchemardait. Elle n’en pouvait plus, à ne pas dormir comme ça, elle allait devenir folle, mais cette gamine la hantait, et elle ne savait pas pourquoi.

Même plusieurs étages au-dessus d’elle, Monsieur M. gardait un œil sur Hayley, sur son diamant brute, il sortit son dossier, écrivit « 26 Mars 2040 : nouveau cauchemar, à rechercher ». Il aimait l’appeler son Hayley, son diamant parce qu’il avait beaucoup travaillé sur elle. Elle était très intelligente, elle apprenait très vite, une curiosité, une franchise et un sens de déduction qu’il n’avait encore jamais décrypté chez un autre étudiant. Mais ce qu’il affectionnait le plus chez elle, fut ses cauchemars, dû à des manipulations différentes, un peu plus brutales certes, mais qui lui donnaient tellement plus de satisfaction. Ils étaient deux dans toute la cité à avoir connu ces maniements, Hayley L unité 19 et Christian EC unité 21, tous deux harcelés et obsédés par de doux cauchemars.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 4 Oct - 19:33

toujours aussi agréable à lire, et tu maitrises bien les élémens essentiels, car insérés de manière tellement fluide dans le récit que ça tient en haleine!
ça me rappelle Bradbury, en gardant ce style, l'histoire promet vraiment Very Happy
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 5 Oct - 14:01

Merchi ^^

Bradbury ?! je connait pas xD

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 5 Oct - 17:46

Tu connais pas Ray Bradbury?
Chroniques martiennes et Fahrenheit 451????
Oh my god, arf c'est normal, Bradbury c'est de la SF et il faut vraiment savoir lire entre les lignes
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 5 Oct - 20:25

Non je ne connasi absolument pas ^^ La science fiction je suis pas trop, je suis plus grand classique, gros drame ou fantasy

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 7 Oct - 20:19

Yeah vivement la suite miss Very Happy
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Sam 11 Oct - 14:55

Chapitre 4

Dans la pénombre de la salle d’attente, Hayley attendait son psy. Elle ne savait pour qu’elle raison, mais il était en retard de presque une heure. Elle perdit patience et se leva de son fauteuil, dans son mouvement brusque, son badge roula le long du sol et se perdit dans un coin. Dans un long râlement, elle s’agenouilla pour le récupérer, sans grande attention, elle percuta quelque chose, ou plutôt quelqu'un, elle se releva et croisa un regard vide. La même personne qu’elle croisait presque quotidiennement, un grand brun, au regard bleu-gris, mais dénué de sentiments. Toujours sur le sol, Hayley vit qu’il lui tendait la main, elle lui apporta la sienne et se releva. Elle fit disparaître quelques poussières sur sa combinaison et lui lança un sourire. Il avait l’air exténué, se gratta le haut du crâne et finit par lui demander :
« Tu es déjà sorti ?
- A vrai dire, je ne suis pas encore entré, répondit-elle avec humour, j’étais sur le point de partir, il est très en retard.
- Pourtant mon badge a clignoté, c’est étrange.
- Effectivement, en tout cas moi, je m’en vais »

Et elle poussa la lourde porte. Devant la porte de l’ascenseur, Hayley fut rejoint par le jeune brun. D’un œil complice ils connaissaient la gravité de leur désobéissance, snober une séance était très peu apprécier, alors ils s’attendaient évidement à une sanction mais peu leur importer. Ils entrèrent dans la cage de fer, et d’une même voix se demandèrent :
« Tu vas à quel étage ? »
Ils rirent ensembles, Hayley répondit qu’elle allait au quatrième étage.
« Au fait, moi c’est Christian.
- Et moi Hayley »

Plusieurs étages au dessus, une ombre scrutait les postes de télévisions, à la recherche de la moindre anomalie, du moindre faux pas de la part de ses objets. Il passait à la loupe chaque image, allant des salles de cours au réfectoire, en passant par l’étage sportif, l’hôpital, les chambres, les cabinets des psychologues et les ascenseurs. Chaque pièce de chaque étage étaient passé au peigne fin. Le poste F lui retint l’attention, il surprit ses deux diamants pures en pleines discussion, il actionna le son.

« Tu as l’air aussi épuisé que moi ! lui dit Christian
- ça se voit tant que ça ?! »

Il éclata de rire, de ses doigts, il longea les traces violacées sur le visage de la jeune femme et ajouta que les cernes la trahissaient.

La rage s’empara de l’observateur et il hurla :

« Docteur Klein ! Appelez-moi le docteur Klein !!!!!! » Une petite femme rondelette s’approcha avec crainte et lui annonça qu’il avait eu un problème de transport, et qu’il n’était pas encore arrivé. La colère doubla et il hurla que le médecin était renvoyé. La jeune secrétaire frissonna et sursauta face à son patron qui frappait son bureau de ses poings. Par peur elle finit par quitter la pièce, et il continua d’observer ses deux pupilles, sortant de l’ascenseur au quatrième étage, celui où se situait la chambre d’Hayley.

Ils longeaient les longs murs blancs du couloir B, une question trottait dans l’esprit du grand brun, mais comment la formuler sans sembler curieux ? Leur discussion tournait autour de leur instruction, elle étudiait les langues de pays inconnu et lui, il écrivait pour quelqu'un et sur des sujets qu’il ne connaissait pas non plus.

« Tu as écrit sur la Russie ! s’exclama le jeune rousse
- Oui, un truc à propos d’un vieux président mort récemment à Moscou, et je devais faire sa biographie en quelque sorte, c’était sur … »
Pendant un instant, ils s’arrêtèrent de marcher, ce nom ne lui venait pas, un homme bien connu pourtant … Vladimir… ce fut le déclic pour le brun, et pour la rousse, et ils se lancèrent :
- Vladimir Poutine ! Hayley continua :
- J’ai traduit la biographie de ce politicien !
- Donc on travaille ensemble, sans le vouloir »

Leur découverte, anodine peut être, venait de soulever le pourquoi de leur existence, le pourquoi de leur vie. Le ruisseau de la connaissance les emmèneras peut être vers l’océan de vérité…

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 12 Oct - 2:34

Toujours dans le même ton, seul petit bémol est que tu cites un personnage existant, je veux pas dire que le KGB va te séquestrer et te torturer, mais il faut faire attention avec ça tu sais les gens catalogue très vite sans prendre de recul sur des personnages et ça pourrait les orienter sur de fausses pistes de réflexions par rapport à ton récit à cause d'idées reçues ou non!
sinon continues c'est bien!
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Dim 12 Oct - 12:09

Je n'avais pas penser à ça =S mais bon tant pis ...
De toutes façons , ce chapitre je ne l'aime pas ...
Le suivant est cent fois mieux

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Ven 24 Oct - 23:09

Moi j'aime toujours bien,
Héhé Christian <3 xD

Vivement la suite =)
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 28 Oct - 17:00

Chapitre 5

L’ultime sonnerie de la journée avait sonné, tous les étudiants se ruaient vers les ascenseurs pour atteindre le neuvième étage. Hayley appuyée contre le mur, attendait au milieu de la foule la personne qu’elle commençait à apprécier, à comprendre, juste avec quelques mots échangés entre leur séance, juste quelques regards lancés furtivement dans un couloir, ou dans l’ascenseur. Son cœur augmentait la cadence en croisant ses yeux, une boule se formait au ventre lorsqu’elle ne l’apercevait plus, ses joues légèrement rosées lorsqu’il la faisait trop rire, quelques souvenirs qu’elle se remémorait avant de s’endormir. Quelques moments de complicité qu’elle ne comprenait pas, quelques moments où ils devaient se cacher par crainte. Depuis leur rencontre, deux semaines déjà, ses mauvais rêves ne l’effrayaient plus, en réalité, elle n’en faisait plus. Un grand changement, et puis son psychologue n’est plus le même, le nouveau est toujours aussi froid et mal aimable que l’autre, mais celui-ci avait une particularité en plus : il la forçait à se rappeler de tout ses cauchemars, de toutes ces horreurs, des paysages sombres et froid, des hurlements, des regards emplie de douleur, de colère, de tristesse, des odeurs même, celles qui lui faisaient pensé au 1e étage, à la mort. Malgré ce harcèlement moral, elle savait que Christian serait là pour la consoler, à l’abri des regards certes, mais il serait là. Le plus ironique dans cette histoire, c’est qu’ils ne se connaissaient pas tant que ça, comment connaître et apprécier quelqu'un lorsque l’on est surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre, enfermer dans une énorme tour, entourer de millier de personnes et avec des règles rigides ?

De loin, elle aperçut la silhouette imposante de son camarade, un sourire se dessina sur son visage et communiqua sa gaieté. Il s’arrêta devant elle et lui annonça d’un ton grave :
« J’ai une séance, j’en ai pour une heure peut être, voir moins, je te rejoindrais au réfectoire… » Elle acquiesça. Il se douta que les boites en fer devaient être pleines à craquer et pour éviter tout retard, il tourna les talons et fila vers l’escalier de l’étage. Un peu déçu de ne pas avoir pu échanger plus de mots que cela, elle se résigna à s’approcher des cages lorsqu’il sorti de son champs de vision.

Après les bousculades et la courtoisie revêche des cuisiniers, Hayley saisit son plateau et partit à la recherche d’une table peu bruyante. Elle remarqua, quelques tables devant elle, un jeune blond tourné de dos seul à sa table, elle reconnu vaguement le jeune homme qu’elle avait accosté quelques semaines auparavant et s’approcha de lui.
« Tu es toujours seul.
- Je… hum, je …, nous sommes trop nombreux dans cette cité, je ne me sens pas à l’aise, répliqua t’il avec un sourire plus que forcé.
- Tu en as déjà vu d’autres ? » dit elle toute excitée, et sans attendre plus, elle plaqua son plateau sur la table et s’assit face au jeune blond. Surpris de sa question, il resta figé avec ses yeux bleu grands ouverts. Elle remarqua sa réaction, d’un coup de fourchette elle arracha sa salade et continua : « Tu as dit ‘cette cité’ comme si tu en avais vu d’autres !
- Oh ! non, enfin pas à ma connaissance, j’ai toujours vécu ici…
- Moi aussi » ajouta t-‘elle avant d’avaler une gorgée d’eau, puis ils se turent. Il en avait habitude du silence, comme il le disait, il n’avait jamais sympathisé avec l’un des étudiants, de nature timide et discret, il n’adressa que rarement la parole aux autres, à ses ‘camarades’. Ils étaient des milliers dans cet énorme bâtiment, des centaines rien que dans le réfectoire. Mais à quoi bon s’intéresser aux autres, à quoi bon essayer de connaitre les autres alors qu’il ne se connaissait pas lui-même, et puis il se trouvait comme excuse le fait que ses journées étaient très chargé, pas le temps, ni l’envie. Hayley observa chaque personne passant devant elle entre deux cuillères de potage douteux.
« Jan, dit il soudainement, elle secoua légèrement la tête en guise de non compréhension, c’est mon prénom, Jan, je suis en médecine.
- Oh ! Je me suis demandé quoi, moi C’est Hayley… elle se tut net lorsqu’elle aperçut Linke qui s’approchait de la table, elle s’étonna de le voir arrivé aussi tôt, il lui répondit que bizarrement le psychologue ne lui avait pas demander grand chose et il coupa sa phrase après qu’il ai dit « depuis ». Hayley en toute ignorance lui demanda « Depuis quoi ? » mais il ne lui répondit pas et s’assis à côté d’elle. Elle le dévisagea et insista, mais il préféra changer de sujet, évitant ainsi de se rendre ridicule pensa t’il. Un silence lourd se faufila entre les trois jeunes gens, qui se dépêchèrent de terminer leur repas, il était 18h45, et les étudiants avaient une trêve d’un peu plus d’une heure, pour s’adonner à « leur loisir », une liste assez restreinte où ils avaient le choix entre la bibliothèque ou retourner dans leur chambre.

En sortant, les trois jeunes gens se séparèrent au sixième étage où Hayley et Christian avaient l’intention de travailler encore un peu. Ils entrèrent dans la bibliothèque toujours avec un silence pesant entre eux, elle n’avait pas apprécié le fait qu’il lui cachait quelque chose, même si son quotidien tournait autour du mensonge.

Chacun étudiant silencieusement leur spécificité, Christian plus distrait que d’habitude, n’était pas totalement concentrer sur un article rédigé sur un ministre anglais, la même question trottait dans son esprit, il finit par replier son journal, respira à fond et demanda à sa camarade :
« Tu vas surement me prendre pour un fous, mais j’aimerais savoir de quoi tu parles avec le psychologue …
- De la même chose que toi je suppose, du travail, de notre vie, des relations avec les autres …
- Je ne parle pas de ça avec lui… dit il l’air gêné
- Ah bon ?!
- Non, pendant des années j’ai fait des rêves vraiment étranges.
- Comme tout le monde, tu sais…
- Non c’était vraiment différent, je t’assure, c’était si réel, je parlais beaucoup de ça avec lui... »

Le mot ‘réel’ percuta les pensées de Hayley, les siens aussi étaient si réels, et elle aussi en parlait avec lui. Christian continua :
« Et puis pour un devoir, j’ai farfouillé dans les archives du journal Le Monde, et je suis tombé sur un article portant sur un bombardement en Allemagne, sur Munich causé par les japonais, mais ce n’est pas ça le plus important, ce qui m’a le plus choquer, ce sont les coïncidences avec mes rêves, ce n’est pas identique, mais ça y ressemble beaucoup … »

Hayley lui suggéra de lui amener ce journal et il obéit. Il l’ouvrit à la neuvième page, elle découvrit plusieurs photos de paysages détruits parfois même désert. Des maisons ou bâtiments en ruines, des portraits aussi, d’enfants en pleurs, orphelin souvent, et puis les plus choquantes surement, celles où figurent des corps, ensanglanté, sans vie. L’article n’était guère réjouissant, le bilan du bombardement, le nombre de victime, toutes innocentes bien sûr, des hommages apparaissaient, les mots reliés formaient une même idée, l’injustice.

Comme le disait Christian, les coïncidences avec ses rêves étaient frappantes, elle voyait la même chose aussi. Puis ses souvenirs s’échappèrent, Christian avait bien dit qu’il faisait ces rêves ?! Pourquoi autant de coïncidence, avec les journaux, et avec lui ? Sans s’en rendre compte, elle était restée silencieuse depuis plusieurs minutes, le brun l’observait, il n’osait pas vraiment l’interrompre, elle finit par refaire surface et secoua la tête pour remettre ses idées en place.
« Ça va pas ?
- Je suis en train de me rendre compte, que je fais les mêmes songes que toi, et je comprends maintenant pourquoi nous voyons autant le psychologue.
- Tu crois qu’ils essaient de nous aider ?
- Ils ont de drôles de façons de nous aider, tu ne trouves pas ? Enfin avec moi, il me dit toujours que je dois trouver les réponses par moi même, et puis le nouveau me force à me rappeler des pires moments, il est vraiment pas nets, il est flippant même.
- Ils me font subir la même chose, c’est peut être une forme d’aide…, continua Christian
- Peut être, je lui demanderai demain »

La bibliothécaire les observait d’un mauvais œil depuis un petit moment, Christian décida donc de clore la discussion, même si ce journal était très intriguant, ils n’étaient pas plus fixé que ça, et c’était justement ça le problème.

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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Mar 28 Oct - 17:11

L'ultime sonnerie avait sonné ---redondance prend plutot retentir:)

Raaah sinon c'est toujours aussi bien, j'adore ton style d'écriture
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MessageSujet: Re: [Fiction] La meilleure des Vies   Lun 10 Nov - 17:17

Bonne lecture =D


Un hurlement déchira le silence, comme quelqu'un que l'on égorgeait, Hayley cligna des yeux, elle se rendit compte qu'elle était seule, sur une place publique. La pleine lune éclairait le sol de pavés gris, l'air était sec, pas un morceau de vent, pas une goutte de pluie. Le hurlement recommença, elle était toujours seule, plus effrayée que jamais. Aucune lumière aux alentours, uniquement celle de la lune. Elle entendit marcher, les pas résonnaient autour d'elle, comme si la place était entourée de murs. Hayley se tournait et se retournait pour voir quelque chose. Le son des pas se faisait de plus en plus fort et ils se rapprochaient de plus en plus. La jeune rousse aperçut une petite fille, de quatre ans peut être, rousse également, portant une robe jaune capucin et une paire de ballerines noires. En s'approchant, Hayley remarqua un nœud jaune dans ses cheveux, avec son regard malicieux teinté de vert, Hayley reconnue l'enfant de ses rêves. La petite fille tendit sa main vers son ainée, cette dernière hésita puis la prit. Pendant plusieurs secondes, il ne se passa rien. Puis au loin, on pouvait voir un énorme nuage gris qui s'avançait dangereusement vers les deux filles. La terreur de Hayley s'amplifia, le nuage finit par l'entourer complètement, la petite fille lui lâcha la main et disparue. La poussière empêchât la jeune rousse de voir quoi que soit, puis sans réellement comprendre, une force la poussa, elle perdit l'équilibre et atterrit face contre sol. La poussière devint de plus en plus épaisse, elle s'engageât dans les poumons de la jeune femme qui commençait à suffoquer. Elle s'asphyxia de plus en plus, jusqu'à ne plus respirer du tout.
Hayley se releva précipitamment, le visage en sueur, la lumière se ralluma, et la voix suave se fit entendre :

«Il est sept heures cinquante, rendez-vous au réfectoire »

Une nouvelle journée commençait...

A peine était-elle sortie de sa chambre que son badge se mit à clignoter. Elle se dirigea, blasée vers le douzième étage. En poussant la lourde porte, elle découvrit Christian debout à côté du psychologue. D'un air sceptique, elle interrogea son ami du regard, il haussa les épaules. Le psychologue leur ordonna d'entrer. Dans la salle, le divan avait disparu et avait laissé place à deux chaises, l'une à côté de l'autre. Les deux jeunes s'assirent, de son air hautain, le psychologue leur annonça qu'ils ne devaient plus se voir, que leur relation était bien trop ambiguë, et qu'ils enfreignaient les règles. Pour les avoir recopié un certain nombre de fois, Hayley avait finit par les assimiler, et elle ne se souvenait pas de ce genre de règle mais elle ne contesta pas. Hayley se perdit dans les paroles du psychologue et aperçut la porte du petit cabinet ouvert, mais ce ne fut pas ce détail qui l'intrigua, mais plutôt le coffre, ouvert, laissant apparaître des boites qui étaient classées par section et unité. Hayley fit glisser sa main sur la cuisse de Chris qui se mit à rougir.

« Christian ?! Vous allez bien ? demanda sceptiquement le psychologue
- Je ... hum... » Balbutia le jeune brun.

Le téléphone se mit à sonner, tout en fixant Christian, le psychologue décrocha.

« Allô ?! Oh Monsieur, oui ils sont là, je ...., oui, ils sont au courant, ne vous en faites pas... » Il resta figé quelques instant puis il s'excusa et quitta la pièce. Chris dévisagea Hayley.

« Mais tu n'es pas bien ! s'exclama-t-il
- Quoi, tu étais trop absorbé par ce qu'il disait, tu n'as même pas remarqué le coffre !
- Quel coffre !?
- C'est bien ce que je disais ! insista la rousse.
- Hayley ?! »

De son air indigné elle lui montra le cabinet, elle vérifia la porte où avait disparu le psychologue et se leva.

« Non, Hayley, il y a des caméra, Hayley ! » Par de nombreux mouvements il essaya de la rattraper, mais en vain, elle était déjà entrée dans le cabinet, il la rejoignit.

« Tu es folle...
- Regarde tout est classé, répondit-elle joyeusement, elle ouvrit une boite et découvrit les dossiers des sections M unité 20.
- Hayley range ça.
- On en prend juste quelques uns ...
- Pense aux conséquences, pose-les ! »

Elle souffla, referma la boite et la rangea à sa place. Chris poussa légèrement le porte du coffre et remarqua un cadran digital, ainsi qu'une molette graduée. Sur le cadran, le nombre vingt-trois suivit de deux étoiles étaient affichés et la molette indiquée le nombre quarante-six. Le jeune homme retint ces numéros et partit s'asseoir.

Le psychologue refit son apparition, il resta debout à côté de la porte et leur annonça de suivre les règles au risque de graves sanctions et ajouta qu'ils pouvaient partir. Les deux amis se levèrent, saluèrent froidement le médecin et quittèrent la pièce. Dans l'ascenseur, Hayley s'indigna de la décision prise par les supérieurs.

« Ils n'ont pas le droit ! En quoi ça les regarde ! Je vais contester auprès de Monsieur M ...
- A ton avis, d'où viennent les ordres ? »

Hayley le regarda désespérément, elle en avait plus que marre de cette vie sans réel but.

La cage de fer s'ouvrit. Dans l'immense hall du septième étage, là où ils se retrouvaient quotidiennement, ils devaient maintenant se séparer et s'ignorer. Avec un élan de tristesse, Chris enlaça sa camarade, elle comprit rapidement que la situation allait changer certes, mais peut être en leur faveur. Il lui susurra :

« J'ai peut être trouvé quelque chose, ne verrouille pas ta porte ce soir »

Et il se détacha, elle lui lança un petit signe de la main, se retourna et partit en direction d'un couloir.

Les heures défilèrent à une lenteur que Hayley ne pouvait imaginer, elle avait juste une hâte : c'est d'entendre le message pour retourner aux chambres. Pendant les heures du déjeuner, les trois amis furent séparés, Hayley se retrouva avec Frank. Ils avaient beau s'échanger regards et sourires, rien ne serait comme avant. Durant les cours artistiques, Jan faisait de son mieux pour la réconforter, mais il ne le remplacerait jamais.

Lorsque le fameux message se diffusa à travers les étages, Hayley sortit de sa combinaison un épais carré de carton. Elle entra dans sa chambre et tout en saluant une de ses camarades de couloir, elle glissa le carré entre les deux battants de la porte et la ferma ; automatiquement les portes se verrouillèrent. Hayley s'agenouilla, le morceau de carton n'avait pas glissé et avait empêché ainsi de verrouiller la porte. Elle sourit se releva et se dirigea vers la salle de bain. La nuit risque d'être mouvementée.

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